Le Jour des corneilles

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Le cinéma d’animation français, malgré un manque cruel de studios, est toujours actif. La production n’est pas énorme, cependant chaque année sortent une poignée de films qui rencontrent la plupart du temps leur public. L’inspiration était quelque peu retombée ces derniers temps, d’un Kérity infantilisant à un Chat du rabbin bavard et prétentieux (de vraies tortures ces séances), et dans une moindre mesure le didactique Tableau du pourtant expérimenté Jean-François Laguionie. Des films verbeux, n’ayant confiance ni en l’image ni en l’intelligence du spectateur, aux scénarios rigides, bref, peu de cinéma malgré les qualités purement techniques […]

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Le Grand Soir

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Ce qui est sûr, c’est que lorsque sort un film du duo génial et taré made in Groland Benoit Delépine et Gustave Kerven, le spectateur ne rentre pas dans les tranchées d’un cinéma français traditionnel, d’où une certaine forme d’excitation à l’annonce de la sortie de leur nouveau métrage. Surtout que leurs précédentes livraisons avaient réussi à attirer public et critique. Présent au dernier Festival de Cannes, Le Grand Soir ne va sans doute pas rameuter de nouvelles têtes mais il va quand même faire plaisir aux habitués.

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A l'ombre de la République

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Stéphane Mercurio est une engagée. Ce statut se retrouve non seulement dans son parcours professionnel (elle a été rédactrice en chef du journal La Rue) mais également dans sa filmographie. Réalisatrice de nombreux documentaires sur des sujets qui interpellent (A côté, Mourir ? Plutôt crever !), elle propose à chaque fois un discours iconoclaste. Son dernier film, A l’ombre de la République ne déroge pas à la règle.

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38 Témoins

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Lucas Belvaux est un réalisateur francophone qui compte. Ses films font preuve de discours qui changent dans le paysage cinématographique. En convoquant avec puissance le genre, comédie, drame ou policier, ils osent une plongée sans concession dans la condition humaine. On se souvient de sa célèbre trilogie (Après la vie, Un Couple épatant, Cavale) ou de Rapt, déjà avec Yvan Attal. 38 témoins qui renoue la collaboration entre l’acteur et le cinéaste fait partie intégrante de cette identité.

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Radiostars

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Les feel good movies sont bien rares dans les productions alors qu’elles sont légions dans la cinématographie américaine. Alors quand arrive Radiostars, tout le monde se frotte les mains. Il est vrai qu’avec cette petite bande de potes, animateurs radio, qui prennent la route pour renouer avec le succès public, les voyants auraient pu être au vert. Sauf que…

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Cloclo

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Le cinéma français commence sérieusement à se pencher sur le genre de la biographie filmée. De nombreux films sont sortis récemment sur les écrans. C’était parfois même un peu trop quand des projets similaires se sont concurrencés à peu de temps d’intervalle (les deux Coco Chanel). Cloclo est clairement dans cette lignée. Mais la curiosité était palpable, non pas pour la personne évoquée, mais pour le réalisateur Florent Emilio Siri que l’on n’attendait pas à la tête d’un tel film.

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Il n’y a pas de rapport sexuel

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Dans le microcosme pornographique, HPG est une star. Réalisateur de films couvrant l’éventail de ce cinéma (du soft au hardcore gay), il n’en est pas moins un cinéaste respecté par une critique bienveillante depuis ses sorties dans le cinéma traditionnel (On ne devrait exister en compétition pour la Caméra d’Or au Festival de Cannes 2006). Ses prochains projets attirent de plus en plus, comme en atteste le casting des Mouvements de bassin avec Eric Cantona et Rashida Brakni. Surtout, HPG est friand d’expérience. Cette livraison le confirme en confiant sans droit de regard 500 heures de making of de ses films pornographiques au plasticien Raphaël Siboni pour qu’il en tire un documentaire.

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L’Ordre et la morale

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Après les purges françaises récemment sortis sur les écrans, on ne donnait guère de chances à un nouveau film français malgré la renommé de son réalisateur. Polisse, La Guerre est déclarée, Intouchables, pour ne citer qu’elles, étaient des productions qui se voudraient à la fois iconoclastes et populaires. Tout faux, elles ne se ressemblent en rien à ce que l’on attend du cinéma. Heureusement, Mathieu Kassovitz est arrivé et a prouvé à toute l’industrie nationale qu’en avoir dans la culotte ne tient pas de l’opportunisme déguisé en bonne conscience sociétale mais bel et bien d’une rage honnête, viscérale et revendicative. Il est bon également de le retrouver sur un projet qu’il maîtrise totalement après les désastres que sont Gothika et Babylon AD (voire Les Rivières Pourpres ?).

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Polisse

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Ps : ceci n’est pas une critique mais un défouloir.

Décidément, le cinéma français sait bien choisir ses hypes en ce moment. Après le calamiteux La Guerre est déclarée, voici le nouveau film néo-réaliste à la française : Polisse. Prix du Jury au Festival de Cannes, review assez sensationnelle, on se demande bien ce que certaines personnes soi-disant compétentes cinématographiquement ont dans les yeux – la réponse est évidente mais elle ne sera pas divulguée ici par souci de politesse.

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The Artist

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C’est un film en noir et blanc, muet, et français (aïe) qui a fait l‘évènement à Cannes en mai dernier. Ce film n’est ni une vieille reprise reliftée en HD, ni une précieuse trouvaille dénichée au fin fond du grenier d’une cinémathèque argentine. C’est simplement le pari fou d’un réalisateur qui trace discrètement un chemin remarquable, allié à la star la plus bankable de notre hexagone. The Artist, de par son parti-pris et les personnes engagées, est une curieuse anomalie, un évènement anachronique. Mais quelle utilité de donner un aussi grand coup de rétro ? Ne peut-on pas se passer de regarder sans cesse en arrière dans un 21ème siècle définitivement plus recycleur que spirituel ? Est-on en train de se faire salement buzzer la gueule sur un truc snob qui alimentait les soirées de l’ambassadeur et les parties des gratte-papiers en costards cravates ? Voir un long-métrage muet N&B dans la plus grande salle de l’UGC ciné cité sans lunettes qui piquent les yeux est-il un signe de fin du monde imminente ? Mais pourquoi diantre tant de questions pour un suspense introductif qui ne tient pas deux secondes ? […]

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La Guerre est déclarée

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La voici la hype du moment, en mode retour positif du Festival de Cannes où il a été ovationné, en mode honneurs répétées du Grand Journal du père Denisot qui a invité l’équipe plusieurs fois pour une bonne promotion, en mode compétition officielle pour les Oscars du meilleur film étranger et en mode revue de presse impressionnante qui y voit un grand coup. Valérie Donzelli avait déclaré la guerre ; on a bien l’impression qu’elle l’a gagnée à plate couture et sans discussion possible.

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Blackthorn

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Le western, que l’on croyait mort et enterré depuis les testaments funèbres de Clint Eastwood (l’incroyable Impitoyable) et de Kevin Costner, auteur sincère de Danse avec les loups (voire Open Range), est en voie de résurrection. James Mangold, Ed Harris et les frères Coen s’y sont essayé et voilà que maintenant même les productions étrangères s’y mettent. Cela procure un sentiment très plaisant de retour dans les années de gloire où le western australien, italien et français (soyons un peu taquin, D’où viens-tu Johnny ? avec Johnny Halliday) existaient. Blackthorn s’inscrit dans cette ligne, étant une production franco-hispano-bolivienne. Mais là où certains de ces films jouaient la carte de la parodie (le spaghetti) ou de la nullité (retour sur le film avec Johnny), Blackthorn se pose comme un film premier degré.

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La Conquête

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La Conquête a été l’un des buzz les plus importants de ce début d’année cinématographique 2011. Une plongée dans les arcanes du pouvoir, des acteurs investis et un réalisateur compétent en auraient été les atouts primordiaux. Ajoutons à cela une campagne médiatique réglée comme du papier à musique, des mystères qui se lèvent peu à peu et une projection au Festival de Cannes pour l’avant-première comme vecteurs d’envies et de fantasmes. Hélas, si ces qualités sont bien belles sur le papier, elles s’avèrent être un véritable pétard mouillé sur un écran de cinéma.

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Paris

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Pour certains, Cédric Klapisch est un cinéaste multi-générationnel qui a cerner la psychologie d’une multitude de classes d’âges, sociales ou professionnel. Paris en tant que film choral s’annonce comme son œuvre somme, un film qui va brasser la population dans son ensemble. Tout le monde est là : l’artiste, le professeur d’université, l’architecte, l’étudiante, le maraîcher, la boulangère, etc… Et tant qu’à faire, autant prendre une distribution cinq étoiles pour représenter ce beau monde. Hélas, c’est bien là le seul véritable enjeu du film, à savoir reconnaître l’acteur, même si cela n’est pas bien compliqué, qui joue le rôle, même minime. A ce titre, Karin Viard, pourtant ici, la seule bonne actrice du lot n’est présente bien longtemps à l’écran.

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The Trashmaster

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Dans un paysage cinématographique de plus en plus consensuel, il est vital pour le vrai cinéphile en manque d’audace et de créativité de traquer les curiosités, l’originalité, parfois dans le passé (ah les 60’s et 70’s et leurs inépuisables joyaux), parfois dans des œuvres hybrides – qu’on qualifie souvent d’ovnis devant le potentiel trop inexploité du 7ème Art. Quand on s’intéresse de très près à un art quel qu’il soit on finit par chercher ceux qui font bouger les lignes, par aimer les projets un peu suicidaires mais avec des cojones. Cette année Amer, l’hommage au giallo foncièrement et joyeusement expérimental, a eu le pouvoir de balayer en une séance les innombrables essais ratés du genre français. Comme pour l’avant-gardiste Speed Racer, peu importe son insuccès, les films existent, et influencent. […]

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