Cloud Atlas

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Difficile de ne pas écrire un petit billet sur Cloud Atlas, le film des Wachowski et de Tom Tykwer. J’avais bien apprécié Le Parfum de l’un (lu dans un premier temps sous les conseils avisés de Carlotta) et surtout Speed Racer des autres (regardé avec et suite aux conseils avisés de 2501). Difficile de ne pas en parler car le film est d’une ambition sans égale, bien burné, annonçant un vent de promesses stratosphériques. Mais c’est surtout son humilité qu’il l’emporte au final avec quelques détours parfois sans issue au long de ses trois heures d’essais parfois transformés.

Cloud Atlas se construit autour de six films imbriqués sous formes de poupées russes, l’originalité ne tient pas forcément des liens qui les unis, mais surtout de la forme qui leur est propre et du genre qu’ils abordent. De la science fiction post-apocalyptique pour le futur proche, une comédie anglaise pour le présent, les années 1970 style blaxploitation policier, mais aussi un drame pendant la guerre, un film d’ époque des colombs et enfin un futur lointain style space opéra. Si avec tous ça on ne comprend pas l’ambition de l’œuvre au casting trois étoiles : C’est sans doute une des rares fois où j’ai supporté Tom Hanks parfais dans son rôle sur mesure (pour moi c’est pas un acteur) de transformiste.

Je ne sais pas comment a été réparti exactement la direction des six films mais il semble quand même assez évident que tout ce qui est d’époque est signé Tykwer et Wachowski pour les futuristes (voir blaxploitation). Souvent dans ce genre de découpe, il y a des choses qui marchent bien et d’autres moins. Pris indépendamment, les films sont tout de même bourrés de clichés et de déjà vu, mais la façon d’enchainer chacun d’eux crée l’originalité. Certain sont mieux traités, mis en avant que d’autre aussi. Bizarrement, je me suis lancé dans Cloud Atlas pour le côté SF, et c’est pas forcément la partie que j’ai préféré. La comédie anglaise est excellente par exemple, aller savoir pourquoi…

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Là où je pense que l’on atteint les limites du films c’est qu’au final, on lui trouve des longueurs, avec un fond qui tient aussi sur trois lignes de script. C’est un bel essai courageux, mais j’ai largement préféré les essais minimalistes de ces dernières années, comme the Moon ou Monsters. Au final, on ressort tout de même content d’un long voyage, assez unique, avec ses péripéties. Des plans qui vont du sublime au téléfilm, des rires à l’ennui. Cloud Atlas est comme un plat aux multiples saveurs, on est forcément déçu par certaine et surpris par d’autre.

Rating: ★★★★★★★☆☆☆ 

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