Voyage vers Agartha

Quatre années après l’envoutant, le contemplatif, l’expérimental et sublime « 5 centimètres par seconde », Makoto Shinkai signe un nouveau long métrage en 2011, avec Voyage vers Agartha. Découvert récemment, ce long métrage qui  ne cache pas  ses nombreuses références au Studio Ghibli (Château dans le Ciel notamment), sans pour autant perdre toute sa personnalité (ce qui est rare ces derniers temps quand on fait référence au studio) est sans doute celui de la maturité du moins au niveau de l’écriture et de la lisibilité du récit  pour le cinéaste, qui le rend un peu plus universel. Il garde ici toutes ses grandes thématiques,  séparation et romantisme, en y ajoutant les thèmes de la mort, de la religion et de quête intérieure.

L’histoire en elle-même est archétypale du genre avec la collégienne solitaire Asuna qu’une rencontre avec un jeune homme mystérieux, Shun,  va entraîner dans une grande aventure  vers un monde où les hommes

ont fuis avec les dieux : Agartha. Incroyable réussite que cet univers tant il semble singulier et ne ressemble à aucun autre. On pourrait croire que le cinéaste s’est perdu dans une approche grand publique mais il en est rien, Makoto

Shinkai nous prouve ici qu’il sait être un vrai compteur d’histoire porteur de thématiques bien plus profondes que les dernières productions japonaises que j’ai pu voir récemment.

Le film est en soit sublime, nous faisant osciller entre réflexion, contemplation et plaisir de suivre un récit au rythme méticuleux. Seul la fin semble m’a semblé un peu abrupte et sommes toute maladroite, certainement un des points qu’il reste

encore à travailler au cinéaste. En tout cas un bel artiste japonais confirme,  et c’est chose rare, à ne pas manquer.

Rating: ★★★★★★★★★☆ 

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