Posté le 30 décembre 2011 par
2501
Cinéma Critiques
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Martin Scorsese reste un des plus grands cinéastes en activité, et l’un des plus importants n’ayant jamais existé. Quoiqu’il arrive désormais, même si sa passion le pousse encore et toujours à réaliser et avancer, on peut légitimement penser que ses meilleurs films, ses œuvres maîtresses, sont sans doute derrière lui. Cela sonne un peu fan de la première heure résigné, néanmoins force est d’admettre que la carrière du volubile italo-américain a pris un tour plus mainstream après Casino, son dernier chef-d’œuvre pour beaucoup d’entre nous. Pourtant il ne s’est jamais trahi, n’a pas changé radicalement de fusil d’épaule comme le père Burton, et n’a pas non plus produit depuis un seul mauvais film. C’est seulement un goût de trop peu, une comparaison trop systématique avec ses sommets, qui nous laissent à chaque fois un tantinet sur la réserve [...]
Tags: 2011, Ben Kingsley, Chloé Moretz, Sacha Baron Cohen
Posté le 18 décembre 2011 par
2501
Dossier, Série TV
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Depuis maintenant une bonne dizaine d’années la télévision américaine vit un âge d’or incontestable. Profitant de la notable baisse qualitative du cinéma hollywoodien, et de budgets plus élevés, le petit écran est devenu le refuge narratif de scénaristes inspirés. Les créateurs de séries sont désormais les nouveaux moguls, Marc Cherry, Vince Gilligan, Shawn Ryan, Davis Simon, Ronald D Moore, ils ont les coudées franches pour s’exprimer sur la longueur, dans un confort que le 7ème Art obsédé par une rentabilité toujours plus poussée ne peut plus offrir. Il n’empêche, malgré l’extrême liberté octroyée par les chaînes du câble, de la vétérante HBO à ses petites sœurs AMC, Showtime, ou Starz, qui ont parfois poussé les grandes chaînes nationales à s’ouvrir à plus de risques, le règne de l’audience est toujours le facteur premier [...]
Tags: 2011, séries, télévision, USA
Posté le 13 décembre 2011 par
2501
Cinéma Critiques
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Steve McQueen le réalisateur s’était fait un nom dès son premier long, Hunger, récompensé à Cannes par la Caméra d’or. Film coup de poing autant sur le fond que dans une forme brute et sensitive, parcourue de scènes dispositifs comme autant d’échos aux revendications et au martyr de son héros Bobby Sands, leader d’une grève de la fin dans une Irlande déchirée. Le déchirement intérieur est le thème parcourant aussi Shame, où l’on retrouve son acteur alter ego, Michael Fassbender. Hunger fût un premier film remarquable, mais pêchait peut-être justement par des parti-pris si tranchés qu’ils sonnaient parfois comme des gimmicks un peu forcés. Un deuxième film est souvent l’occasion de polir les défauts du premier essai, et Shame réussit avec brio cette transformation formelle. Il est alors vraiment paradoxal et décevant de constater à quel point le récit d’un film qui ne parle que de ça manque à ce point de corps [...]
Tags: 2011, Carey Mulligan, drame, Michael Fassbender
Posté le 7 décembre 2011 par
teub
Cinéma Critiques
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Après les purges françaises récemment sortis sur les écrans, on ne donnait guère de chances à un nouveau film français malgré la renommé de son réalisateur. Polisse, La Guerre est déclarée, Intouchables, pour ne citer qu’elles, étaient des productions qui se voudraient à la fois iconoclastes et populaires. Tout faux, elles ne se ressemblent en rien à ce que l’on attend du cinéma. Heureusement, Mathieu Kassovitz est arrivé et a prouvé à toute l’industrie nationale qu’en avoir dans la culotte ne tient pas de l’opportunisme déguisé en bonne conscience sociétale mais bel et bien d’une rage honnête, viscérale et revendicative. Il est bon également de le retrouver sur un projet qu’il maîtrise totalement après les désastres que sont Gothika et Babylon AD (voire Les Rivières Pourpres ?).
Tags: 2011, drame, France, Mathieu Kassovitz
Posté le 4 décembre 2011 par
derf
Cinéma Critiques
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En seulement trois réalisations, Lucky Mckee est devenu le cinéaste attitré des freaks d’aujourd’hui. Son premier essai, transformé avec talent, était le sombre May, sorti en 2004, et qui faisait éclore son égérie, Angela Bettis, parfaite en oubliée du monde aux penchants frankensteiniens. Mais le cinéma de Mckee n’est pas le plus accessible au monde , et même si sa reconnaissance critique est plutôt unanime, la mise en projet de ses films n’allait pas être des plus simples…
Tags: 2011, Angela Bettis, Lucky Mckee