Elder Scrolls 5 : Skyrim

Mon premier billet dans la catégorie des jeux vidéo sur la série des Elders Scrolls pour fêter comme il se doit la sortie du cinquième opus : Skyrim et mettre fin à 5 ans d’attente depuis la sortie de Oblivion. La série des Elders Scrolls puise sa force dans le jeux de rôle papier, elle participe à la gloire des jeux de rôle PC d’antan, à contre courant de toute la production vidéo ludique actuelle, un peu l’antithèse d’un final fantasy XIII, elle donne une liberté totale au joueur qui décidera ce qu’il fera et ce qu’il deviendra (ainsi que dans l’évolution du personnage), lui laissant un libre arbitre absolu. Le monde évoluera avec lui selon ses actions et ses choix. Oublier ici la notion de couloir : les Elders Scrolls sont une grande leçon de game design et le dernier particulièrement, un must dans le level design. Et bien sûr, un paradis pour les graphistes, chaque lieu, ville, maison est un véritable travail d’architecte. Vous l’aurez compris, les cinématiques avec leurs rebondissements scénaristes, tel la mort de Aerith dans final fantasy 7, n’auront pas de place ici. Par contre, on peut joindre les deux franchises dans le fait qu’à chaque fois, elle poussait la technique du moment au summum de leur catégorie. Sauf que si la franchise Final Fantasy est en déclin (total et définitif ?), ce n’est pas le cas des Elders Scrolls.

Personnellement, j’ai découvert la série en 2002 avec la sortie de Morrowind. Pour la série c’est un peu la révolution du passage en 3D totale, un peu à la manière de GTA 3. Pour moi il reste encore le meilleur de la série tellement la claque fut grande. Je n’avais encore jamais eu cette sensation de liberté absolue. L’univers était beaucoup plus personnel et original que le très médiéval passage à Oblivion, premier développé pour (différent de sur) console. Il fut un peu la déception pour les fanatiques de la série. Pour ma part, le jeu restait sympathique, mais souffrait de choix radicaux pour les joueurs consoles notamment au niveau de l’interface, et du choix du level scalling qui rendait le jeu complètement incohérent selon certaine orientation et choix du joueur :Il y a énormément de compétence dans les elders scrolls (épee un main, armure lourde, discrétion, magie d’alteration, d’illusion, de destruction, le crochetage, l’alchimie, la discrétion, tir à l’arc, l’éloquence, parade, forgeron….). Il existe également plusieurs races de personnage disponibles qui auront des prédispositions dans certaines compétences, ainsi que des talents uniques (régénérationd de magie 50% plus rapide…). Comme vous pouvez le comprendre, il sera impossible de devenir un maître dans chaque spécialité, pour en revenir à notre exemple, si on ne choisissait pas le chevalier bourrin ou le maitre mage dans Oblivion, la difficulté devenait parfois insurmontable car les ennemis se basait sur le level général de notre personnage. Donc un expert en alchimie prenait cher…. (et pas forcément car si on mettait un peu de poison de maitre avec des effet divers et variés sur notre arme….).

Les possibilités dans les Elders Scrolls sont vraiment infinis, car une panoplie s’offre à nous. Quelques exemples pour comprendre qu’on est loin ici du feu, glace, foude, éclair d’un final fantasy (je me rends compte que je deviens de plus en plus virulent avec la franchise). Premier exemple, il fait très sombre dans une grotte j’invoque une boule de lumière qui me suis partout (magie illusion). Je tue un bandit, m’équipe de sa hache, le ressuscite avec un sort pour 60 secondes afin qu’il combatte à mes côtés contre ses anciens copains (magie de conjuration). Si j’ai un level élevé dans cette école de magie, il restera par exemple une minute de plus. Un autre exemple, la compétence de pic pocquet pour voler des objets dont le prix serait complètement hors de porté. J’arrive pas à convaincre ce personnage, je bois une potion de charme avant de lui parler. Ou encore attaquer un ennemie sans qu’il me voit pour un bonus de dégât ou une animation à la deus ex (skyrim). C’est à mon avis le jeu qui permet le plus au joueur d’appréhender une situation. Je viens d’enchaîner par exemple deux ex et Skyrim : Deux Ex c’est pour les Kevin car plus que limité dans les possibilités (je suis fort en piratage j’ouvre la porte par un hack, sinon je passe par la bouche d’aération ou les égouts) (même s’il reste un très bon jeu de square enix pour d’autres raisons) fin de parenthèse. Le dernier gros point à savoir sur la franchise, c’est qu’à chaque jeu, Bethesda livre avec la version PC un logiciel construction Kit qui permet à la communauté de joueurs de créer leurs propres modes, leurs propres interfaces, donjons, sort… C’est le plus absolu de la version PC.

 

Revenons un peu sur mes premières impressions de Skyrim (une quinzaine d’heures en 3 jours quand on aime on ne compte (dort) pas). Skyrim est d’abord une région de Tamriel, celle des bretons, et se situe au nord dans les montagnes. On retrouve un environnement très proche d’un winter is coming. Mais au lieu des rôdeurs, on a le droit ici à des dragons qui reviennent dans cette opus après 1000 ans d’absence. Le jeu commence dans la peau d’un prisonnier qui part à l’abattoir (ce début en mode sous merde est redondant dans la série), le destin le laissera sauf pour affronter sa destiné… ou pas ;).

Premièrement, et avant toute chose, le jeu n’est pas une révolution graphique comme l’étaient ses prédécesseurs à leur époque (je parle ici de la version console, c’est le premier que je ne joue pas sur PC). Il reprend le moteur amélioré d’Oblivion, donc graphiquement c’est un peu en retard par rapport à ce qu’il se fait ailleurs. Mais si Baethesda n’a pas travaillé sur son moteur pendant 5 ans, c’est pour se consacrer à la conception. Au niveau de l’interface tout a été repensé pour le minimalisme pour une meilleure immersion, les informations de santé, de magie et d’endurance n’apparaissent que quand cela est nécessaire. On regrettera encore le choix de l’affichage de l’inventaire en liste et d’un manque évident de filtres dans le filtre (on a bien des catégories : armes , tenu, potion… mais pas de filtre « arme à une main par exemple). L’idée des raccourcis est également une bonne chose afin de pouvoir s’équiper rapidement d’un sort de soin sur la main gauche et d’une hache sur la main droite.

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Cette nouvelle approche du gameplay rend les combats plus intenses : chaque main peut être équipée d’un sort, d’une arme ou d’un bouclier. Les combats sont plus dynamiques et tactiques et incite le jouer à tenter autre chose que le bouclier / épée d’oblivion. Je caricature, mais l’approche console est enfin mature et apporte même un renouveau à la série dans le gameplay, le gros point fort du titre avec le level design). Là où les pc-istes retrouveront à redire, c’est dans la simplification constante des compétences et la façon de gérer l’ensemble (disparition de force, intelligence et dextérité). C’est le prix que l’on paye depuis Morrowind et de l’avènement des consoles et de son marché plus rentable. Le système d’atout sur les compétences aura le mérite de rendre plus ouvert les associations de compétence.

Skyrim s’annonce comme un bon point de départ pour les nouveaux joueurs sur consoles et nouvelle génération.

Pour aller plus loin, un bon dossier sur la franchise.

Ce wiki en anglais pour avoir un aperçu de « comment ça marche » ou « on peut faire quoi ».

 

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