Portal

Alors que la folie Portal 2 bat son  plein, la critique spécialisée faisant de la suite du titre de Valve le jeu le mieux noté de 2011, atteignant parfois la note maximale, penchons nous sur l’origine du phénomène, à savoir un titre qui ne payait pas de mine, disponible en bonus sur l’Orange Box, compilation qui regroupait les Half-Life et Team Fortress 2, et qui en 4 ans a atteint le statut de jeu culte.

Portal n’est pas très attirant au premier abord. Sorte de puzzle game en vue FPS aux graphismes dépouillés, il impose pourtant dès les premières minutes un univers particulier et une addiction insoupçonnée. On incarne Chell dans le complexe futuriste d’Aperture Science (ça parlera peut-être aux gens qui ont fait Half Life) constitué de plusieurs salles dites « de test » et notre aventure sera rythmée par la voix métallique d’une intelligence artificielle rappelant le Hal 9000 de 2001 L’Odyssée de l’Espace, une voix teintée de sarcasme et d’humour noir et distillant les informations au compte goutte sur le pourquoi du comment.

Portal repose sur un concept simplissime et génial : les portails interdimmensionnels. Disposant d’un « portal gun », Chell peut donc sur n’importe quelle surface (non métallique) générer un portail d’entrée et un portail de sortie. A ce postulat de base se joignent un level design très bien pensé et quelques petites subtilités comme la conservation de la vitesse lorsqu’on tombe de haut dans un portail – Chell étant affublée de sortes de jambières lui permettant de tomber de n’importe quelle hauteur sans se faire mal –  et toute une tripotée d’énigmes à base d’interrupteurs, de cubes et autres plates formes mouvantes.

Bien qu’en grande partie due à son concept de gameplay très bien pensé, la force de Portal repose aussi sur son univers particulier rappelant graphiquement le côté immaculé d’un Mirror’s Edge et qui, sans gros bouleversements narratifs ou mise en scène hollywoodienne, parvient à intriguer d’un bout à l’autre grâce à une multitude de détails comme les salles cachées, une sorte d’envers du décor, regorgeant de graffitis prouvant que d’autres « sujets de test » sont passés par là (et pas forcément avec succès), l’ambiance sonore générale du titre très soignée et étouffante et surtout la voix de GlaDOS, cette intelligence artificielle énigmatique et espiègle (pour employer un euphémisme), tellement indispensable à l’univers et qu’on a pourtant envie de fracasser au bout de quelques niveaux et nous répétant sans cesse que si l’on réussit tous les tests, on aura du gâteau…

Bien que doté d’une durée de vie assez courte dans sa trame principale (comptez 3 heures), il ne faut pas oublier que le titre de Valve était à la base un jeu bonus d’une compilation et qu’il est aujourd’hui vendu pour une quinzaine d’euros sur le Playstation Network et le Xbox Live Arcade et ne mérite donc pas que l'on passe à côté. De plus, une fois le scénario principal achevé, le jeu propose une série de nouvelles pièces proposant des défis un peu plus ardus sur lesquels il est plaisant de s’arracher quelques cheveux.

Rating: ★★★★★★★★☆☆ 

Derf

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