Le premier jour du reste de ta vie

Depuis que je passe beaucoup de temps en compagnie d’une australienne/française en grand besoin de peaufiner le coté français de sa culture (et un peu l’australien aussi mais la je ne peux que rarement l’aider) je fais une cure de films français, du bon du très bon, du bon purin, etc…

Hier soir, après avoir déjà emprunté quelques film à l’hôtel ou je travaille c’était donc au tour de « le premier jour du reste de ta vie ». Les citations derrière la jaquette du DVD donnent envie, avec notamment « Un des plus beaux films de l’année » pour le parisien, ou encore « tout simplement beau, sobre, émouvant » pour le JDD. Bon pas les meilleurs sources, mais au moins c’est pas

un site internet obscur ou un magazine TV!

Alors voilà, l’idée du film, c’est de suivre une famille sur cinq journées réparties sur une petite douzaine d’année.

On a donc un aperçu de la vie de famille avec les enfants encore jeunes, puis un peu plus grand, et finalement des « vrais adultes ». On a aussi l’évolution des parents, de leur couple, de leur relation aux enfants, aux grand-père, à la vie et à la mort.

En fait, le fond est très bon, avec une bonne dose de réalisme, sans aller jusqu’à dire que l’on peut tous s’identifier à cette famille on tombe rarement dans le cliché et l’improbable. Rarement je dis bien, car après tout, c’est du cinéma, et le scénariste se permets tout de même quelques passages un peu tirés par les cheveux.

Alors voilà, on se prend au jeu, on suit avec intérêt l’évolution de tous les protagonistes de la famille, l’évolution étant logiquement plus frappante chez les enfants. La fille, la plus jeune, qui passe de la petite enfant de 10 à l’adolescente turbulente grunge (l’histoire s’étale de 88 jusque dans les années 2000) pour devenir une jeune fille est donc interprétée par deux actrices différentes. Les deux garçons, l’un studieux, médecin, l’autre un peu paumé, glandeur, sont eux « vieillis » au maquillage.

Bref, l’un dans l’autre, le concept est bon, la musique plutôt plaisante, et le rythme assez soutenu pour ne pas s’ennuyer.

Mais pour autant il y a un petit quelque chose qui dérange. Que ce soit justement ces rares moment ou le réalisateur tombe dans la facilité, ou une mise en scène parfois un peu fade, parfois un peu trop tape à l’œil il y a malheureusement trop de passages ou l’on sort un peu du film. Les acteurs, aussi sont parfois un peu limite, pas toujours tous convaincant, encore une fois rien de consternant, mais juste assez remarquable pour parfois dérange. Gamblin, ceci dit, tire son épingle du jeu en père de famille serein.

Les personnages sont attachants, et le coté « saga » qui permet de les voir grandir tient le spectateur en haleine, mais il manque définitivement de l’intensité. Les thèmes abordés – la famille, la mort, l’amour, l’erreur, le sexe, la routine, la confiance – auraient besoin, parfois de plus, pour vraiment être exploités.

A la fin, le film laisse pensant, en tout cas  si l’on a pas décrocher lors d’un des passages de moins bien ; sans être moralisateur, sans prendre parti, et c’est là le grand atout du film, de ne pas vraiment nous donner de leçon, de ne pas choisir son camp, il amène à l’introspection.

 

7/10

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