Le premier jour du reste de ta vie

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En fait, le fond est très bon, avec une bonne dose de réalisme, sans aller jusqu’à dire que l’on peut tous s’identifier à cette famille on tombe rarement dans le cliché et l’improbable. Rarement je dis bien, car après tout, c’est du cinéma, et le scénariste se permets tout de même quelques passages un peu tirés par les cheveux.

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Until The Light Takes Us

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Les films musicaux sont souvent un délice pour le spectateur car écouter de la bonne musique est toujours un plaisir pour les oreilles et les trajectoires des personnages sont généralement bigger than life, provoquant de bons scénarios. Ici, ce sont les yeux et le cerveau qui sont stimulés. Dans le sous-genre, il y a, bien sûr, le documentaire, gage de qualité. On se souvient avec émotion des films de Scorcese, ou de block party de Michel Gondry. Le métal n’est pas un style musical célèbre et célébré. Si le Voyage au cœur de la bête de Sam Dunn arrivait à passionner le spectateur par une approche exhaustive de découverte, même si trop didactique, Until The Light Takes Us va encore plus loin en nous plongeant dans une branche de métal : le black métal. Déjà que le métal n’est pas le style le plus écouté du monde, le black métal reste le genre le plus confidentiel. Violente, voire très violente, ambiguë, contestataire et controversée, cette musique n’est pas dans le cœur de tout le monde.

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Rango

user2501     tagsAnimation, Cinéma Critiques      comments2 comments

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Gore Verbinski est un cinéaste au moins aussi étrange que son patronyme. Habile faiseur qui n’a pourtant jamais cassé la baraque, artistiquement parlant, il lâche ses pirates des Caraïbes, mais pas son Johnny Depp fétiche, pour s’adonner un temps aux joies de l’animation 3D. Médium qui semble de plus en plus conquérir les réalisateurs traditionnels, du George Miller de Mad Max (Happy Feet) à Zack Snyder (Le Royaume de Ga’Hoole) en attendant Spielberg et Jackson (Tintin). Contrairement au récent essai avec des chouettes de l’adaptateur de Watchmen, lourdement conventionnel, ce Rango est plutôt une bonne surprise. Mais comme souvent chez Gore, il y a des bémols un peu rabat-joies [...]

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Room in Rome

userfeilong74     tagsCinéma Critiques      comments4 comments

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On peut clairement considérer le genre érotique comme sinistré dans l’univers cinéphile. Très peu de références ressortent, et penser qu’ Emmanuelle puisse être un classique accentue cette théorie. Quelques rares essais restent tout de même dans les esprits, comme l’incontournable Empire des sens de Nagisa Ôshima (bientôt 40 ans déjà). Un des rares réalisateur à s’y être aventuré est le réalisateur espagnol Julio Medem a qui l’on doit notamment les amants du cercle polaire et plus récemment, un très retentissant Lucia et le sexe (classé tout de même dans le top décennie de notre ami 2501) et qui m’a laissé un bon souvenir également.

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Paris

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Pour certains, Cédric Klapisch est un cinéaste multi-générationnel qui a cerner la psychologie d’une multitude de classes d’âges, sociales ou professionnel. Paris en tant que film choral s’annonce comme son œuvre somme, un film qui va brasser la population dans son ensemble. Tout le monde est là : l’artiste, le professeur d’université, l’architecte, l’étudiante, le maraîcher, la boulangère, etc… Et tant qu’à faire, autant prendre une distribution cinq étoiles pour représenter ce beau monde. Hélas, c’est bien là le seul véritable enjeu du film, à savoir reconnaître l’acteur, même si cela n’est pas bien compliqué, qui joue le rôle, même minime. A ce titre, Karin Viard, pourtant ici, la seule bonne actrice du lot n’est présente bien longtemps à l’écran.

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127 Heures

userteub     tagsCinéma Critiques      comments1 comment

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C’est l’histoire d’un jeune homme qui se prenait pour un rebelle, un super héros américain authentique comme il aime se le rappeler. Il pense, au début du film, se sauver de cette société qui bouge trop vite mais en vain, dont Danny Boyle découpe ses différentes parties. Oui, cette société est multiple, mixte mais elle court dans le même sens. Aron va prendre la direction inverse dans une quête de soif d’absolu, de liberté, de rejet de la société commerciale. Et quoi de mieux, pour tout américain que de partir dans la nature.

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Paul

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Paul, curieux titre pour une comédie de science-fiction écrite et interprétée par les auteurs de Shaun of the dead et Hot Fuzz. Paul, c’est le patronyme d’un extraterrestre correspondant au descriptif le plus communément admis du « p’tit gris » de Roswell. Normal puisque toutes les infos connues sur les ET (jusqu’aux ingrédients des plus grands films de SF, excellent gag) viennent de cet alien échoué en 1947 dans la fameuse zone 51. Quand dans sa fuite il croise le chemin de deux geeks rosbeefs débarqués du Comic Con, c’est le début d’une course poursuite blindée de gags référencés [...]

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The Fighter

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David O. Russell revient de loin. 6 ans depuis le four critique et public de son timbré I Heart Huckabees. Le réalisateur devait se racheter une conduite, d’autant que des vidéos de tournage plutôt musclées venaient renforcer le fait que le bonhomme n’est apparemment pas une sinécure… The Fighter est le film parfait pour le remettre en selle. D’apparence peu propice à son style iconoclaste, le naturalisme du film est pourtant transcendé par l’énergie du cinéaste. Projet délaissé par Darren Aronofsky (resté producteur), aux relents inquiétants de The Wrestler, The Fighter garde la caméra épaule mais évite tout pathos et tout misérabilisme. Avec son sujet à cheval entre film de boxe et portrait de famille déglinguée, c’est un petit exploit que d’y parvenir avec les honneurs, offrant un divertissement si ce n’est définitif pour le genre, du moins tout à fait recommandable [...]

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Jewish Connection

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JEWISH CONNECTION

Déjà, faisons la petite pique habituelle envers nos chers distributeurs qui massacrent encore un titre original (The Holy Rollers). Cela prouve encore une fois l’incompétence des costards cravates qui dénaturent le message originel. Les rouleurs de foi, accentués par l’image sur la célèbre coupe de cheveux juive, passent ici pour un voyage cinématographique simple alors le double sens pouvait nous faire aller vers une diversité thématique. Et cet anglicisme apparaît encore plus stupide tant il sent la récupération iconique et sous influence. De la drogue, un polar, un trafic, une part d’étranger…The French Connection, bien évidemment…

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127 heures

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Retour du trublion Danny Boyle, avec une histoire de survie, après son célébré mélodrame indo-télévisé multicolore. 127 heures, c’est le temps passé par Aron Ralston au fond d’un canyon, la main coincée par un rocher, avant de se décider à se libérer d’une manière radicale. Soit un programme de souffrance minimaliste qui semble ne pas coller du tout avec le style survitaminé du cinéaste anglais. Comme il aime relever des défis divers et variés (on peut critiquer le style on ne lui enlèvera jamais l’éclectisme de ses sujets), Boyle se lance dans cette aventure immobile avec son panache habituel [...]

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