Le cinéma est…mort ?

Bien qu’en ces lieux la critique de cinéma soit reine, je vais – et je rassure d’emblée les garants de l’ordre moral et de la ligne éditoriale du site, une fois n’est pas coutume comme on dit – m’atteler à un petit billet d’humeur au titre un peu exagéré mais qui malheureusement reflète assez bien l’expérience que j’ai vécue en ce jour du 21 février 2011.

Je rappelle dans un premier temps que j’exerce, quand on veut bien me donner du travail, le métier en voie de disparition de projectionniste de cinéma. Appelé en renfort à la dernière minute pour remplacer un titulaire malade, je me rends donc dans un petit cinéma d’art et d’essai rural. Je précise que rural n’a rien de péjoratif, c’est un cinéma plutôt sympathique de deux salles où règne une assez bonne ambiance et qui plus est équipé depuis peu d’un projecteur numérique (wahou ! A nous la 3D qui souvent ne sert à rien et fait mal aux yeux !).

Je rappelle dans un deuxième temps que nous sommes à peu près tous ici très friands de la nouvelle mode dans le cinéma français : le régionalisme. Cette mode, instaurée par le grand maître de l’humour multimillionnaire (en argent) Danny Boon avec son multimillionnaire (en nombre d’entrées) chef d’œuvre  Bienvenue Chez Les Ch’tis dont une critique hante ces lieux pour les amoureux du 2e, 3e voire 15e degré. Une mode qu’il n’a pas quittée avec son récent Rien à déclarer qui, chose très étrange, n’a pas eu droit à son petit billet sur cinéchange. Peut-être que le courage a fait sur ce coup défaut aux rédacteurs du site (moi y-compris) parce que hey, les gars, le film est certainement déjà disponible sur les meilleures plate-formes de téléchargement ILLEGAL…

Prendre les gens du nord puis les belges pour des crétins pour faire de l’argent, le tout en disant dénoncer le racisme ya pas à dire c’est fort !

Mais reprenons, j’arrive dans l’enceinte du cinéma et regarde immédiatement la programmation du jour. Nous avons donc le choix entre TRON L’héritage (en 3D et tout et tout mais je l’ai déjà dit) et………Roulement de tambours……..(Voix de commentateur de stade)…… »En avant première française mondiale et dans toute la galaxie, le premier film du génialissime, du prodigieux, du fantastique comique représentant fièrement le Grésivaudan Seeeerge PAPAGALLI : Mais y va où le monde !!! » Oui je le découvre certainement en même temps que vous mes amis qui pour certains ont fait une école et/ou une fac de cinéma, Serge Papagalli a réalisé son premier film. Oh vous allez me dire, n’importe qui aujourd’hui  obtenant un peu de notoriété en tant qu’acteur (ou autre) réalise un jour son petit film mais là vous allez comprendre si vous avez le courage de lire la suite que le fond est bel et bien touché.

Oui ce billet fleure bon la mauvaise foi car évidemment mon métier, contrairement aux croyances populaires, ne me permet pas de visionner le film en entier et je ne pourrai donc pas m’étendre sur la portée philosophique de Mais y vas où le monde et donc d’en rédiger une critique en bonne et due forme. Après avoir consciencieusement chargé le film dans le projecteur, j’en vérifie la durée pour connaître l’étendue du calvaire que subiront la dizaine de spectateurs (c’est mon estimation) qui se présenteront pour voir cette mer…ce film (1h25, c’est correct mais c’était vraiment la limite) et descend en caisse pour gérer l’affluence des spectateurs pour TRON, les lunettes 3D et compagnie… Au premier abord, je ne m’étais pas trompé, l’affluence était là mais bizarrement la moyenne d’âge était é

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tonnement élevée et aucun spectateur ne prenait de lunettes. Comme vous l’aurez compris, mon estimation était fausse…3 entrées pour TRON, autour de 200 pour le film du « Grand Serge », salle quasiment pleine…

Je remonte alors pour lancer les films (oui ici pas grand chose d’automatique et c’est très bien comme ça), les spectateurs sont bien installés, c’est parti. J’appuie sur « play » pour lancer TRON (super le numérique…) et file lancer Mais y va où le monde pour me délecter de ses premiers instants magiques. Je fais le point pour le plus grand confort des spectateurs et commence à profiter du talent des acteurs, surtout au niveau de l’accent, et du talent de mise en scène et d’écriture de Papagalli avec des vannes qu’il faut entendre pour croire.

En professionnel que je suis, je retourne régulièrement vérifier la bonne tenue de la séance et m’aperçoit vite que le film paraît assez flou. Je refais le point sur un plan fixe, ce qui n’est pas compliqué parce que le mouvement de caméra chez Papagalli est plutôt discret. Changement de plan…mmm…de nouveau un peu flou…Je reste un peu et constate qu’en fait le problème ne vient pas de moi mais bel et bien du film. Loin de moi l’idée de penser que le chef opérateur a mal fait son travail, j’en déduis que la copie a eu un soucis au labo. Oui c’est certain… De toute façon au niveau du public, l’âge avancé ne permet plus de constater ses petits problèmes de netteté et les rares personnes plus jeunes traînées de force par leurs parents et grands parents sont déjà endormis avec écouteurs sur les oreilles, du moins j’espère.

N’étant pas trop occupé, je pousse le plaisir coupable et vais jeter un œil au dernier quart d’heure du film pour une scène de repas filmée en champ contre champ. Ça picole du vin qui tache dans des verres de cantine, ça mange de la tomme et du saucisson, le tout rythmé par des dialogues vraiment truculents. On y voit un débile léger qui fleure bon la consanguinité (du moins plus que les autres) et la plupart des acteurs jouent comme dans un sketch des Robins des Bois mais sans vraiment s’en rendre compte. Papagalli y inclus même ces moments de silence qui mettent mal à l’aise mais dont je n’ai pas perçu sur le moment la dimension poétique. Je profite de ces derniers instants de rigolade entre scènes à la Benny Hill, répliques à s’en taper le cul par terre (« Papa il va neiger, j’un vu un corbeau avec un bonnet » dit le consanguin cité plus haut) et rêve filmé comme une œuvre de David Hamilton.

Fin de séance. Projectionniste consterné.

consterné j’vous dis ! (avec l’accent du Grésivaudan)

Je discute avec un employé du cinéma, ne pouvant m’empêcher de lui faire part de mon sentiment personnel. Ça le fait plutôt rire, il n’est pas vraiment client non plus de ce genre de cinéma mais me dit la phrase que j’avais presque envie d’entendre : « C’est du cinéma populaire. ». Merde. Alors les gens sont vraiment devenus complètement cons ? Je n’ai pourtant pas eu l’impression que la salle riait. Ne vont-ils alors au cinéma que pour voir sur grand écran leurs chères montagnes auquel cas une soirée diapo aurait peut-être été suffisante. En outre Les Bronzés et les Bronzés font du ski n’étaient-ils pas des films « populaires » qui croquaient de manière cynique et intelligente le parisianisme ? La scène qui caricaturait les savoyards dans le deuxième opus n’avait-elle pas le mérite de confronter deux cultures en déclenchant de vrais bons gros rires toutes générations confondues ? Titanic et ses 20 millions d’entrées n’était-il pas finalement et dans un autre genre un film lui aussi populaire ?

A la deuxième séance, le film fit de nouveau salle pleine alors qu’il était proposé en avant première depuis la veille. Ça n’allait pas être tout de suite que j’allais ranger ma misanthropie au placard…

Mais non le cinéma n’est pas mort, je ne veux pas le croire, il suffit de lire les papiers sur ce site traitant de Black Swan, de Tron ou de Notre jour viendra (pour citer un film français). Mais quand je vois des bribes du film de Papagalli je me dis franchement : Mais y va où le monde ???

Derf

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26 Commentaires

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Plaisir….

Comment by teub on 22 février 2011 11:59


« Quiand j’dis naon, c’est quooa ? Quiand j’dis naon…C’est quoooa ?! »….aaaaah…c’est marrant de s’marrer…

Comment by derf on 22 février 2011 12:21


Ca fait du bien ces billets d’humeur. D’autant que c’est le site qui parraissait un peu mort ces derniers temps (bah ouais j’ai l’impression de parler tout seul des fois ^^).

J’ai vu la BA de ce truc au ciné… Ca m’a suffit niveau consternation j’étais servi. Un Louis la brocante sous ecsta.

Je sais même pas qui est ce Papagalli. Et je veux même pas le savoir.

Comment by 2501 on 22 février 2011 13:08


serge papagalli est effectivement apparu dans un épisode de louis la brocante…on voit que t’es un connaisseur non assumé ;)

Comment by derf on 22 février 2011 13:21


Ce que j’aime bien dans l’affiche, c’est la note « Papagalli, le film ». Le mec a tellement une haute estime de lui qu’il se prend pour un concept à part entière. D’un autre côté, c’est vrai que ce mec est un concept…

Comment by teub on 22 février 2011 13:55


moi je trouve pas que le site soit mort…yen a 2 qui vont au cinéma et yen a 2 qui voient les films entre 4 mois et un an après leur sortie, du coup ça s’équilibre dans le temps.

Comment by derf on 22 février 2011 14:16


les gens demandaient une place pour papagalli à la caisse…

Comment by derf on 22 février 2011 14:17


Oui mais il faut quand même savoir que Serge (on est intime) est une légende locale. Chacun de ses nouveaux spectacles ou DVD est précédé d’une énorme campagne de pub dans tout grenoble, il a une emission sur la radio locale (ou il fait rire les gens locaux), et du coup quand les gens vont voir son flim, ils espèrent en sortir moins con, i.e. s’en servir de faire-valoir.
Enfin, en tout cas c’est ce que j’espère, sans trop y croire puisque mon père est un grand fan de Claude Vanony. Et il est pas des Vosges mon padre…

Comment by mimuf on 24 février 2011 6:30


une nana que j’ai dans mes contact FB se sent obligé de mettre les répliques et le nombres d’entrées que le films fait par semaine… En même temps elle bosse dans la boite qui distribue le film…Je suis pas pro-écolo, mais là franchement c’est de la pollution made in « grenoble »

Comment by echolalie on 1 mars 2011 9:01


Pour ma part, le visionnage de films se fait en dent de scie, parfois je vais m’en faire 4 dans une journée, parfois je ne vais pas regarder pendant une semaine, sauf peut-être des films que je n’avais pas vus depuis 10ans. Alors déjà que mes articles se comptent sur les doigts d’une main, là je suis entrain de rattraper mon retard en livres, bd et musique, je laisse le cinéma de côté pour ces deux prochaines semaines, mais je compte sur vos articles toujours intéressant pour ma ptite liste de film à voir quand ma boulimie de cinéma fera son retour^^

Comment by echolalie on 1 mars 2011 9:06


Je l’ai lu depuis un moment cette aventure et je me rends compte que j’ai pas laissé de commentaire.
Juste pour dire que mon voisin de boulot, Pascal 54 ans est fan de Mimi Mati et de « drôle de sorcière »… Donc quand il va au ciné….

Comment by feilong74 on 1 mars 2011 12:01


Il y a un truc qui me fait rire dans le billet et les commentaires.
Vous arrivez à comparer des « block buster »s Tron/Boon avec cet ovni de Papagali ? Vous êtes fort(s)!
Ce film est digne des charlots muets d’antan, et évoque avec tendresse un monde perdu par… la mondialisation, le fric, le formatage des consciences par les médias, la pub, tous les propos crétins et le mépris des journalistes pour le « populaire ». On peut discuter longtemps des gouts et des couleurs, mais si vous n’aimez pas, c’est que vous n’êtes de pauvre parigots (citadins dirons nous) sans coeur, juste capables de critiquer et de rien faire pour que le monde change. Personne n’a remarqué que ce qui peut sauver les gens, c’est l’amitié, le partage autour d’un repas, même frugale ? le banquier ne s’est pas remis d’une petite dégustation de pétafine (mélange de vieux fromages + ail + vinaigre + eau de vie (de la-vache-qui-rit + alcool quoi), je me demande dans quel état il serait après une petite gnole…
C’est vrai que la photo laisse à désirer… trop de lumière, pas assez… scènes floues, mais il faut savoir que c’est un film à très très petit budget, alors de la dire qu’il est réussi… non, mais ce n’est pas mal pour un premier film, donc à voir pour la rigolade, mais il ne faut pas abuser non plus :)

Comment by ZeDaHu on 10 mars 2011 16:03


Je me permets un droit de réponse…Les Charlots, c’est nul, je ne suis pas parigot, mes racines et ma famille viennent du fin fond de l’Auvergne et les bonnes valeurs, même Pétain en avait et on ne peut pas dire que c’était une référence. Quant à l’excuse du premier film à petit budget, pléthore de cinéastes ont en fait, en France ou ailleurs, et la qualité est au rendez-vous…A bon entendeur…

Comment by teub on 10 mars 2011 16:44


Je crois qu’il parlait de Chaplin pour les charlots. Et pas de ceux qui « font l’Espagne » et autres gaudrioles bas de gamme. ^^

Je crois surtout qu’il y a confusion entre valeurs et qualités artistiques, ou qualité tout court.
Comme toujours il faut rappeller que les bonnes intentions ne font pas systématiquement les bons films…
Et encore, je ne suis pas sûr des bonnes intentions et des bonnes valeurs de ce film. Et je n’irai pas vérifier car la bande-annonce donne l’image d’un truc tout simplement mal branlé.
C’est comme pour la Rafle, le sujet est en or, on ne peut être que touché par cette sombre page d’histoire, encore faut-il que le traitement en soit digne, et ça c’est jamais gagné d’avance…

Comment by 2501 on 10 mars 2011 16:53


il ne me semble pas avoir comparé Tron et Mais y va où le monde, c’est juste que comme tu le dis ZeDaHu on pourrait penser en connaissant les budgets des films qu’il y aurait plus de monde pour Tron que pour le film de Papagalli, d’où la situation un peu cocasse des 3 spectateurs pour Tron. J’ai effectivement comparé Mais y va où le monde aux films de Dany Boon sur le plan du régionalisme et de la médiocrité, 2 choses sur lesquelles ils se rejoignent. On doit préciser que régionalisme ne rime pas forcément avec médiocrité et on peut aussi constater que la médiocrité n’a rien à voir avec le budget…Car non les films de Dany Boon ne me font pas rire, Papagalli ne me fait pas rire, je ne doute pas de son combat contre le mondialisme, la toute puissance des banques et le Système, surtout quand on voit les soutiens du film, de l’État (Conseil Général de l’Isère et évidemment CNC) en passant par la FNAC bien connue pour sa lutte contre le mondialisme…ya pas plus subversif…

j’aurais bien discuté plus longtemps des gouts et des couleurs mais comme je ne suis pas un pauv’ parigot mais plutôt un gars pas loin du Grésivaudan j’aurais peur de trop bousculer des convictions apparemment bien établies…lutter contre le mondialisme c’est une chose, me faire dire d’un film qu’il est bon sous prétexte qu’il a été tourné dans mon village c’est autre chose…

Comment by derf on 10 mars 2011 20:44


Hum,
Le Trièves de Papagali n’existe pas: c’est de la pure fiction. Il n’y a pas de noix, encore moins de pétafine et encore moins d’accent matheysin. Par parigot, je dis grenoblois, gars de la ville, écolo, qui aime bien aller remplir ses poumons d’air pur le weekend à la campagne, mais pas y vivre.
Non, le cinéma n’est pas mort, à voir les salles remplies dans les campagnes. Si vous vous emmerdez à la ville, allez à la campagne, il y a des gens sympas qui ne se prennent pas la tête.
Si on veut parler régionalisme, il y a « Le Papillon », « Une Hirondelle à fait le printemps » ( les deux avec Michel Serrault), financés par la région, le film de Papagali est financé par… les pompes funèbres de Grenoble :)

@teub, franchement relis ce billet, ce que tu écris est vraiment décalé et sent un peu le soufre. C’est de Charlie Chaplin, pas des Charlots enfin… Tu oublies que les révolutions démarrent toujours dans les campagnes, et en ce moment personne n’y est pour prendre son pouls. Tu as certainement oublié qu’en 2009, les agriculteurs ont arrêté de fournir les laiteries pendant un mois… qui s’en est aperçu seulement. Et bien ce film en parle brièvement.

Comment by ZeDaHu on 11 mars 2011 9:42


« Le Trièves de Papagali n’existe pas: c’est de la pure fiction. Il n’y a pas de noix, encore moins de pétafine et encore moins d’accent matheysin. »…tout cela existe donc je ne comprend pas….d’ailleurs je ne reproche pas à Papagalli de montrer quelque chose qui existe mais plutôt de le réduire à ce qu’il veut bien en montrer (j’ai un cousin qui est agriculteur, qui ne fait ni culture intensive ni élevage de masse mais qui ne s’exprime pas comme un débile léger).

Si tu lisais correctement mon petit billet, tu verrais qu’effectivement je reviens sur le titre ouvertement provocateur d’un point de vue économique (référence à la salle pleine) et culturel (à la fin de l’article), le titre n’était là, comme dirait l’autre, « que pour faire chier les cons et apparemment je suis tombé sur un filon »…

Pour connaitre les 2, à la campagne comme à la ville il y a des gens sympas et il y aussi des gros cons…les gros cons des villes qui disent que tous les campagnards sont des bouseux débiles et les gros cons des campagnes qui disent que les citadins sont tous des élitistes bobos ecolos (et donc hypocrites)…

Bref, être manichéen ça met des bonnes œillères, si je ne ris pas (puisque finalement c’est ça le problème) devant Papagalli, je suis un pauvre parigot ou citadin (tu conviendra que ta formule est un poil péjorative), si je ne pleure pas devant La Rafle je suis un nazi (dixit Rose Bosch)…ça devient compliqué de regarder des films sans se faire emmerder…

Comment by derf on 11 mars 2011 11:01


Tes témoignages reflètent finalement très bien ce qu’à essayer de nous démontrer notre ami Derf ici, soit le visage du public français au cinéma. Ce n’est pas péjoratif, c’est juste un fait. Un film n’est pas bon du simple fait qu’il porte un contexte social quel-qu’il soit. Le cinéma de genre est aussi à défendre, c’est ce que nous cinéphile, faisons (notamment essayons de faire ici). De la même manière, un grand musicien n’est pas forcément un bon parolier, engagé. Un musicien engagé et bon parolier, n’est pas forcément un grand musicien…

Par ailleurs, difficile pour les quelques personnes de ce site de se sentir concerné par ton obstination à nous catégoriser de citadin. J’ai grandit dans un village à 800m d’altitude où on faisait la niôôôle à côté de la fontaine du village. Aujourd’hui je suis certes citadins (encore qu’ Annecy…) et je n’ai pas les moyens d’habiter à la campagne, peut être as tu un terrain qui traine sans se prendre la tête ?

A bon entendeur…

Comment by feilong74 on 11 mars 2011 11:20


Désolé pour la confusion sur les Charlots…Mea Culpa.
Par contre, je ne comprends pas le lien avec les révolutions agricoles….

Comment by teub on 11 mars 2011 11:31


Et le populisme, y’en a marre. Le régionalisme ne sert à rien d’autre qu’ériger des barrières. Et il me semble que c’est ce que tu fais (ou veux). Le monde est un petit plus complexe que le noir et le blanc que tu prônes.
Tous les films que tu cites sont des purges bien pensantes. On peut parler de la campagne sans être démago. Le western ne fait que ça depuis l’invention du cinéma…

Comment by teub on 11 mars 2011 11:40


Bonjour, je suis tombée par hasard sur ce site car je cherchais des renseignements sur le film de Papagalli. J’ai lu attentivement les différents messages et je suis très étonnée voire attristée de la façon dont vous avez jugé le film mais pire, son réalisateur et ses acteurs.
Effectivement, « Mais y va où le monde » n’est pas un chef d’oeuvre du 7ème art. Techniquement, c’est plutôt raté, mal filmé, très mal découpé (les scènes sont interminables) mal éclairé etc… Tout ça est vrai ! Ce qui me chagrine c’est que, en gros, vous dites que c’est un film de beauf pour les beaufs. Et là, je ne suis pas du tout d’accord avec votre analyse.
Serge Papagalli et sa bande sont des comédiens de théâtre. Ils sont montés sur plus de planches et ont joué plus de classiques que la plupart des acteurs de cinéma reconnus (au hasard n’importe quels acteurs des films de Christophe Honoré). Ils peuvent jouer Shakespeare le lundi et des paysans dauphinois le mardi. Pour avoir vu les pièces desquelles est issu ce film, je peux vous assurer que ça vaut vraiment le déplacement. Et là, le discours de Papagalli est clair et n’est pas brouillé par la « méthode » cinématographique approximative de « Mais Y va où.. » Son écriture est pétrie de tendresse envers ses personnages, son verbe est sec et bourré de trouvailles et surtout, son équipe d’acteurs assure un maximum. Pas de clivage Paris/Province, Ville/Campagne, Intello/bouseux. Tout le monde s’amuse, rit, apprécie et depuis des années le bonhomme déplace dans les salles un public populaire, certes, mais au sens noble du terme.
Et puisqu’on parle de vulgarité, j’ai récemment été invitée à la projection en « avant-première » de la prochaine adaptation de « La Fille du Puisatier » de Daniel Auteuil, à grand renforts de millions d’euros (le film de Papagalli a semble-t-il coûté 400.000 euros soit 50 fois moins que le film de Danny Boon), on nous ravale le Pagnol-tiroir caisse avec des acteurs qui singent approximativement l’accent provençal. Et c’est autrement plus vulgaire que le « débile léger » du film de Papagalli, qui, rappelons-le est un acteur, un vrai.
M.N

Comment by Marjolaine on 11 mars 2011 20:15


moi ce qui commence vraiment à me faire flipper, c’est que cet article qui n’est pas une critique mais un BILLET D’HUMEUR PUREMENT SUBJECTIF sur un film « techniquement raté, mal filmé, très mal découpé (les scènes sont interminables) mal éclairé etc… » aura été celui où on aura eu le plus de commentaires d’ « intervenants extérieurs », je sais pas comment interpréter ça…

Comment by derf on 11 mars 2011 20:48


Peut-être parce que t’es un des seuls à en parler ? (avec France 3 régions)
Parce que la communauté papagalienne a dans ses rangs d’ardents défenseurs envers et contre tous pas-touche-sinon-tu-vas-voir-ta-gueule ?

Je sais que tu es déçu car tu aurais préféré qu’on te traite d’antisémite. ^^

Bref, « c’était vraiment très intéressant » toutes ces interventions, comme dirait l’autre.

Comment by 2501 on 11 mars 2011 21:14


En fait, je me demande comment on peut faire pour défendre un film qu’on trouve qu’il est « Techniquement, c’est plutôt raté, mal filmé, très mal découpé (les scènes sont interminables) mal éclairé etc… ». Je dis ça, je dis rien….

Comment by teub on 13 mars 2011 15:19


OH! Le vilain projectionniste, c’est pas moi qui le dit c’est un certain Spielberg Steven :
« il a toujours été facile d’aller dans une cabine de projection la nuit et lorsque le cinéma était fermé, de faire une copie illégale d’une pellicule et de la vendre à l’étranger »

Non mais si ça c’est pas tirer à vu sur les projectionnistes c’est quoi ? ^^

Comment by feilong74 on 17 mai 2013 14:41


tout à fait d’accord, on a vraiment que ça à faire d’aller claquer un mois de salaire pour un tirage copie (ou mieux, faire le tirage dans le labo perso qu’on a tous…) pour aller le vendre sous le manteau à un mec qui le diffusera sous le manteau… les versions de film qui circulent sur internet avec un bandeau défilant « ce dvd est reservé aux membres de l’academie des cesars » c’est sur que c’est les projectionnistes qui les ripent….

steevy, tu as un certain sens du profit mais c’est pas le cas de tout le monde…

Comment by derf on 18 mai 2013 10:52

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