37°2 le matin

37°2 le matin évoque instantanément pour la majorité des hommes, un inaugural plan séquence d'une rare puissance jouissive dirons-nous…

Mais même s'il est vrai que Béatrice Dalle et Jean-Hugues Anglade rivalisent quant à savoir qui aura le plus de plans dans lesquels ils apparaissent nus, ceux-ci ne sont absolument jamais gratuits et servent à mettre en exergue leur passion amoureuse remplie de naturel, de férocité mais aussi de haine.

Dans une première partie légère, les deux protagonistes vivotent dans une espèce d'insouciance que le réalisateur Jean-Jacques Beineix nous offre sur le ton d'une comédie dans laquelle il semblerait que finalement rien ne pourrait venir gâcher ce bonheur conjugal… On a alors affaire à une espèce de représentation de l'adage « vivre d'amour et d'eau fraîche » parsemée ici ou là de quelques coups d'éclats du personnage de Béatrice Dalle, Betty, qui permettent de casser le rythme languissant de leur routine.

Et puis le métrage change radicalement de ton, devenant par la même beaucoup plus grave. Betty, qui passait pour être jusqu'ici juste un brin lunaire se transforme finalement en une femme complètement hystérique et Zorg (Anglade) lutte de patience et d'amour pour tenter de garder un pied dans la réalité et non dans le chaos total vers lequel l'entraîne inexorablement sa passion dévorante pour Betty. Mais finalement, cette deuxième partie s'enlise quelque peu dans un climat apathique qui dénature avec la frivolité du départ et plombe un film qui se regardait jusque là avec un réel plaisir.

On retiendra par contre un jeu d'acteur sensationnel, éblouissant et d'une intensité charnelle phénoménale de notre couple principal qui livre ici sans aucun doute LA performance de leurs carrières respectives.

toriyazaki

Rating: ★★★★★★½☆☆☆ 

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