Idiocracy
Quand Mike Judge, créateur des plus tarés des metalleux au monde Beavis et Butt-Head, réalise un film qui s’appelle Idiocracy, on peut s’attendre à quelque chose de bien débile…mais n’y aurait-il pas un petit quelque chose en plus ?
Joe (Luke Wilson) est un américain moyen, vraiment moyen. Il travaille dans un bureau de l’armée américaine et est choisi ainsi qu’une prostituée pour participer au programme scientifique d’hibernation qui était censé durer un an. Par une petite pirouette scénaristique, l’expérience est oubliée et nos deux protagonistes se réveillent 500 ans plus tard dans des Etats-Unis où le Q.I. moyen ne dépasse pas 50 et où le vocabulaire se résume à bite-couille-cul-nichons.

Passons clairement sur les talents discutables de réalisation de l’ami Mike Judge, l’intérêt du film se trouve clairement dans sa description de ce monde des années 2500 ou la débilité profonde règne en maître et où chaque petit détail a son importance. Le créateur de Beavis et Butt-head s’en donne à cœur joie pour balancer sur un monde qui serait une directe conséquence de celui dans lequel nous vivons actuellement, où l’eau est remplacée par du gatorade pour arroser les champs (ben oui ya des electrolytes dans le gatorade…), où le président des Etats-Unis est un mélange de 50 cent et Snoop Dogg (sans parler du ministre de l’éducation nationale qui vaut son pesant de cacahuètes…) et où n’importe quelle enseigne publicitaire fait référence au cul (était-on cependant obligé d’aller 500 ans dans le futur pour voir ça ?)

Oubliez les effets spéciaux cheap à base de mate painting en retard de 30 ans et profitez de ce grand n’importe quoi faussement débile, de cette bien belle vision de l’armée américaine, de ce final explosif à base de Running Man shooté au viagra et du talent indéniable de Judge pour diriger des acteurs dans le sens de la connerie la plus extrême (grosse mention à Dax Shepard en avocat) et vous obtiendrez un excellent divertissement, drôle et intelligent, « même si l’intelligence c’est pour les efféminés ! » !!! En somme une sorte de Wall-E où l’on aurait remplacé la poésie par un gros pet foireux !
Rating: 








Derf
Tags: 2000-2009, Comédie, Dax Shepard, Luke Wilson, Mike Judge
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