Inception

Christopher Nolan, désormais petit prince d’Hollywood suite au carton de son Dark Knight (bah oui, le roi, c’est Cameron), a eu les coudées franches pour imposer son nouveau film, et il compte bien en profiter. Amateur de mécaniques complexes depuis Memento, il nous sert aujourd’hui un récit de science-fiction d’une complexité peu commune, surtout pour un film vendu comme un blockbuster. De quoi se réjouir surtout que le pitch trèèès alléchant annonçait une plongée vertigineuse dans notre subconscient.

Hélas, le cinéma de Nolan est aussi captivant qu’il est froid comme un glaçon, l’homme n’est pas un rêveur, juste un horloger dont la virtuosité toute intellectuelle finit par se retourner contre lui.

Si Inception bénéficie sans doute d’une des histoires les plus bandantes que les studios d’Hollywood aient eu entre les mains depuis très très longtemps, surtout en ces temps de disette scénaristique, le cinéma reste avant tout une manière de raconter. Et Nolan s’applique tellement à décortiquer ce script monumental que ce dernier finit par perdre la saveur de ses nombreuses promesses.

Comment rendre intelligible une intrigue tarabiscotée semble être le but principal des instigateurs, avant même l’incarnation de son propos. C’est simple, on a l’impression d’être devant un constant tutoriel jusqu’au dénouement de ce dernier coup, comme si la formation du personnage d’Ellen Page contaminait le reste du métrage. Les dialogues, incessants, nous expliquent le pourquoi du comment de ce qui se passe à l’écran et de ce qui va venir. Certes, Nolan sait être captivant par son montage en rythme monotone, assurant une immédiateté qui sied à la découverte de cette mécanique mentale. Néanmoins il est désespérant de voir un scénariste si doué faire si peu confiance aux images, au langage même du cinéma. Dès que les personnages se taisent 1 minute, c’est pour nous gratifier de scènes d’action poussives (fusillades en forme de Michael Mann du pauvre, sans aucune notion d’espace ni de catharsis, juste du remplissage). A l’exception d’une bagarre en apesanteur (superbe idée mais mise en scène avec les pieds), l’action n’est toujours pas son fort.

Le rêve n’est ici qu’un prétexte, c’est l’idée qui est au cœur de tout, et la construction. Le jeu est dans l’agencement, jamais nous ne sentirons le vertige du rêve, un paradoxe qui désarçonne. Le ludisme trouve sa place, un temps, dans l’explication des caractéristiques du rêve selon Inception, à travers la très brève visualisation de leur manifestation. Seulement, une fois Paris pris en sandwich, on ne plaisante plus avec les SFX, et on retourne avec sérieux à la sainte mécanique. On n’est pas loin de la matrice sur le principe, sauf que les Wachowski avaient des solutions visuelles à leur grand discours (même si souvent de mauvais goût). La mise en image du chouchou d’Hollywood est toujours aussi pauvre, jouant la carte de l’efficacité et du réalisme à tout prix. Inception, à trois « visions » près (toutes dans la bande-annonce) est l’anti Paprika. Contrairement au cinéma de Satoshi Kon, celui de Nolan n’est jamais sensitif, viscéral ou surréaliste, et par la même peu incarné, car trop commenté. C’est un cinéma littéraire de mathématicien, un barbarisme qui veut tout simplement dire que l’important reste dans la complexité bien organisée, bien carrée, mais qu’il est assez gentil pour jouer le professeur tout le long, en nous mâchant son travail avant tout par la parole.

Combiner structure en poupées gigognes et temps multi-dilaté, c’est ingénieux et excitant, mais que l’exécution est laborieuse, et surtout, peu imaginative. Le casting aux petits oignons soutient très bien ce qui aurait pu être d’une rare indigestion (et qui le sera sans doute pour certains). Di Caprio retrouve un rôle intense (fait une comédie Leo !!!) et nous rejoue, fiévreux, border line, son numéro de  Shutter Island. Il est à la tête d’une équipe de choix, d’Ellen Page toute en fragilité à un Joseph Gordon-Levitt comme toujours blindé de classe et de prestance.

Même s’il est réalisé par un scénariste virtuose qui oublie l’émotion et le visuel au profit d’une architecture démonstrative (et au final pas si compliquée que ça), Inception intrigue, marque, et parvient même, par moments, à fasciner, de par l’amusante imbrication spatio-temprelle des scènes d’action de son dernier tiers. Ce film est tellement dense qu’il finit tout de même par s’installer dans un coin de notre tête comme l’idée à implanter dans le cerveau de cet héritier. Ce n’est pas pour autant qu’on en ressort satisfait, mais au moins il donne matière à discussion. Car pour en profiter pleinement il aurait fallu un formaliste en pleine maîtrise de ses moyens, pour transcender ce grand manège de mise en abyme. Au lieu de ça, nous avons un écrivain démiurge qui déroule, fier de lui, et de manière un peu trop dilatée, mais au moins galvanisé, habité par son sujet (le film est un train qui ne s’arrête jamais, sûr de ses effets et de son propos), un programme plus excitant sur le papier qu’à l’écran, dans ses promesses que dans son résultat.

Il y a finalement bien plus à prendre dans Inception en tant que film de casse à la toile virtuelle, que comme réflexion sur les rêves (ce qu’il n’est pas, alors qu’il en parle constamment, mais pour des besoins policiers et architecturaux). C’est finalement sa grosse limite, avoir un contexte plus fort que son intrigue de genre, et ne l’utiliser que pour illustrer un récit Mission Impossible et une histoire d’amour ratée (pour cette dernière Cotillard n’est pas en cause même si elle est quand même en-dessous de l’interprétation générale, c’est Nolan qui est handicapé de l’émotion, la sabordant en plus avec des situations clichées).

Si Inception impressionne malgré tout c’est donc par cette capacité d’intelligibilité, sauf que celle-ci donne au film le souffle court. Intenable sur 2h30 sous peine d’overdose conceptuelle aigue, il faut bien lâcher à un rythme métronomique un gag pour laisser respirer le spectateur. Et là autant dire que ça vole pas haut, mais la salle répond, elle, haut et fort, soulagée d’une pause de 30 secondes, avant de reprendre la course à la compréhension. Sans compter qu’au-delà d’une virtuosité toute mécanique, le film a des faiblesses monstres si on s’interroge un instant sur son vraisemblable. Nombre de scènes paraissent, à rebours, assez stupides, comme dans un blockbuster lambda en somme (la course poursuite du van conduit par un chimiste, quel plan solide et sans accroc… même Hannibal n’en voudrait pas, les méchantes projections qui balancent 10 000 bastos sur nos héros sans les toucher, l’architecte qui finalement ne sert… pas à grand-chose en dehors d’un relais identitaire avec le spectateur, etc…).

Et in fine Nolan, en petit malin aguerri, gardera la clé pour lui, et c’est ce qui finit de rendre ce récit trop théorique un poil antipathique, comme si un horloger nous avait détaillé sa plus belle œuvre par la parole, que l’on distingue de loin son immense potentiel, et qu’il garde pour lui le secret de son fonctionnement.

2501

Rating: ★★★★★★☆☆☆☆ 

C’est l’été soyons fous, jouons au plus et moins, parce qu’il le vaut bien.

Les plus :

- c’est un film cartésien qui se sert des rêves, intriguant…

- un casse mental en 4 spatio-temporalités c’est rigolo (et même plus, on voit pas ça tous les jours)

- y’a des joulis ralentis (mais parfaitement justifiés)

- c’est un blockbuster ambitieux

- c’est un scénario original

- y’a pas de 3D !

- les deux meilleurs acteurs de leur génération dans un même film, raaahhh lovely… (Joseph et Ellen, pour ceux qui suivent pas)

- y’a Bronson que j’ai même pas reconnu (!!)

- Marion Cotillard est mimi comme dans une pub pour parfum

- silence incroyable dans la salle (tellement les gens sont concentrés pour suivre… ou sur leurs propres rêves)

Les moins :

- c’est surexplicatif, bavard et démonstratif jusqu’à la nausée

- c’est un film cartésien qui se sert des rêves, frustrant…

- peu d’imagination dans un film sur les rêves (!)

- au diable l’onirisme, le sensitif, le viscéral et l’émotion, c’est un film de prof de maths

- le scénariste est plus intelligent que toi car il faut qu’il te prémâche son film constamment, sombre merde
(mais à la fin la salle applaudit, c’est l’effet dit de l’intelligi(dé)bilité : faire comprendre à un débile que ce qu’il regarde est intelligent, et lui faire croire qu’il a tout compris même si bien sûr c’est pas vrai)

- le montage selon Nolan : le même rythme sur 2h30

- la réalisation selon Nolan : « on s’en fout un peu du moment que mon scénario épate »

- l’esthétique selon Nolan : « pfff… faites moi un mix de James Bond, Call of Duty et Matrix et ça fera l’affaire »

- Marion Cotillard n’est pas une actrice américaine, et ça se voit

- les rêves de Nolan (s’il en fait, j’espère pas pour lui) sont froids et lisses comme un film de Michael Mann (et asexués, WTF !)

- un scénariste intelligent ça fait quand même des gags lourds (à la Michael Bay) et des clins d’oeil balourds (Piaf – Cotillard… fallait oser…)

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29 Commentaires

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Je pense m’y risquer tout de même. Les bon scénarios ne courant pas les rues en ce moment, même de manière sur-expliquer, c’est quand même toujours intéressant.
En te lisant on dirait presque que Nolan prends le spectateur pour un con…

Commentaire by feilong74 on 25 juillet 2010 8:48


Et pourtant, le spectateur applaudit à la fin. A ma séance en tous cas, le spectateur est flatté qu’on lui ait conté une histoire complexe, même si pour cela il fallait le prendre par la main quasiment tout le long…
Tu sais un peu comme ces mamans qui racontent l’histoire à leur gamin en pleine séance, j’avais l’impression d’avoir le réal à côté de moi qui me chuchotait dans l’oreille sans arrêt, et moi de le supplier de me laisser regarder le film…
Mais bon, pour les bons films complexes sur les rêves et les réalités virtuelles (pour Inception ces dernières auraient été plus pertinentes), on a déjà des maîtres avec Mamoru Oshii et Satoshi Kon. Qui savent, eux, faire parler les images.

Mais c’est un film à voir, c’est clair, surtout en cette période creuse. Pour se faire son idée.
C’est un film qui reste bien dans le crâne, qui provoque la discussion, donc c’est qu’il est au minimum intéressant.

Par contre il est très frustrant, parce que pour moi tout est bon sauf la manière de raconter de Nolan (j’ai souvent des réserves avec lui, même sur Dark Knight).
Et au cinéma, c’est bien l’essentiel, comment on raconte une histoire. Si ça n’y est pas, tu peux gâcher le meilleur casting le meilleur scénario les meilleurs SFX etc…

Et malgré tout je pense que je vais y retourner ! En partie pour tester la salle Imax, certes.

Tiens c’est un film qui se prête bien au jeu des plus et moins, tellement il est paradoxalement excitant/frustrant. A venir.

Commentaire by 2501 on 25 juillet 2010 10:31


Imax toi même, c’est quoi au juste ? ?:-)
Sinon tu as finis de me motiver avec ton commentaire. On en reparle dès que je l’ai vu.

Commentaire by feilong74 on 25 juillet 2010 19:29


Imax tu sais pas ce que c’est ?!

C’est les écrans géants, du type la Villette ou Futuroscope. Souvent pour des films tournés en 1.85.
Avatar est sorti sur 1500 écrans Imax aux USA, 1 chez nous… (chez Mickey)
Y’avait des comparatifs images à l’époque de la sortie d’Avatar… je les retrouve plus. Le cinémascope qu’on s’est tapé dans les salles normales, ben il est rogné en bas et en haut sur une version 1.85 Imax ! Hé oui, on a perdu de l’image. Le film ressort fin août avec 8 min en plus (wé trop bien), mais surtout je vais pouvoir enfin le voir dans son vrai format sur un écran géant.

Et donc depuis, on s’équipe… chez Pathé. Pas UGC, des brelles comme d’hab’

Y’a une salle Imax dans un Pathé sur Lyon depuis mercredi dernier, qui diffuse Inception.
Donc voilà, l’occasion de tester la salle (en VF… c’est pour ça que première vision en salle normale).

Commentaire by 2501 on 25 juillet 2010 20:12


En attendant j’vais me revoir Paprika ! :inlove:

Commentaire by 2501 on 25 juillet 2010 20:15


c’est pas le numerique qui va nous faire disparaitre ces belles discutions de format….donc reservoir dogs tu le regardes en 2.35 ou en 1.33 ?… ;-)

Commentaire by derf on 25 juillet 2010 21:34


Dans le souvenir que j’en ai il n’est pas en scope en tous cas.

Au fait, t’es dans la merde si tu dois projeter en Imax, non ? :-D

Commentaire by 2501 on 25 juillet 2010 22:07


Bon je suis un perdu avec ces histoires de format, il va falloir me donner un cours :fighterf:

Commentaire by feilong74 on 26 juillet 2010 7:21


j’te filerai mes cours…

sinon reservoir dogs il a été tourné plein cadre et il a mis des scotchs en haut et en bas pour faire un transfert scope :-))

quant au Imax comme tout le numerique, oui une petite formation sera necessaire ;o) …. ou alors du bon vieux Imax 70mm à l’ancienne…

Commentaire by derf on 27 juillet 2010 9:23


Allez hop, en attendant d’avoir vos avis, prolongations. Les plus et moins, nouveauté de l’été ! Youhou.

Bientôt les notes par corps de métier, les critiques de jeux vidéo, de retransmissions sportives, les dossiers sur la meilleure crème à bronzer, les tests de smartphones, les quizs de l’été « quelle est ta température préférée ? », et les gadgets fashion à imprimer et monter soi-même………… :X-P:

C’est la faute à Tori, trop de films français d’un coup ça me monte au crâne. :cyclops:

Commentaire by 2501 on 29 juillet 2010 23:24


+1 pour Ellen Page. :inlove:
Film cartésien, me voilà d’autant plus intrigué. Nos avis risquent peut être de diverger du coup.
C’est fou comme Nolan apparait 4 fois dans les moins !

Sinon je prends les tests de smartphone ! ;)

Commentaire by feilong74 on 30 juillet 2010 13:51


Bon ben finalement le plus mauvais Nolan est définitivement ce Inception. Pourtant il y avait tout (scenario et casting) pour faire un grand film mais effectivement, trop de scènes qui ne servent à rien et celles d’action qui ne sont quand même pas terribles…
Pas un mauvais film, mais une grosse déception malgré tout. :cry:

Commentaire by toriyazaki on 7 août 2010 18:30


Bon si on occulte la projection IMAX, la grosse déception de cette séance sur Lyon, sa bande annonce hilarante et ses 4 cm2 d’écran en plus pour 5 euros supplémentaires et que l’on se concentre sur ce film…pas si mal. Un scénario efficace, le duo Ellen Page et Joseph Gordon-Levit fonctionne et le film est prenant. Pour le reste, 2501 a tout dit ici. J’ajouterai un volume sonore complètement démesuré sur les scènes d’action et ce de manière systématique qui ajoute encore un peu plus de la lourdeur dans la mise en scène de Nolan.

Petite anecdote, quand on sait que plus de 40% des français n’ont rien comprise au scénario (ce qui est flippant en soi), 40% encore sont fiers d’avoir compris (ce qui est toujours aussi flippant en soi) reste les 20% frustrés comme nous, par ce rêve au hachoir…

Par contre, je le préfère à The Prestiges.

Commentaire by feilong74 on 10 août 2010 7:25


Ce qui me chagrine c’est le nombre de personne qui adore ce film. C’est compliqué (ou du moins ça à l’air compliqué) donc forcément c’est intelligent donc forcément c’est un bon film ! Les raccourcis de ce genre me dépriment.
De plus, j’ai l’impression que le scénariste lui-même se trouve coincé par son propre scénario. Et lorsque les choses sont illogiques elles sont tout simplement écartés, sans explication. On peut créer un lance grenade, alors pourquoi pas un tank ? Pourquoi s’arrêter, quelles sont les limites ? Débile…

Commentaire by Gahn on 15 août 2010 21:38


http://odieuxconnard.wordpress.com/2010/07/28/linception-qui-confirme-la-regle/

C’est long (ça résume tout le film donc forcément), mais ça fait bien le tour des incohérences.

Commentaire by 2501 on 15 août 2010 22:20


J’ai lu le billet sur le blog dodieuxconnard (très marrant ce blog au passage…), et franchement je savais qu’il y avait matière en incohérences, mais là c’est vrai qu’il pousse le bouchon bien profond avec justesse et second degré, mention spéciale pour le réveil dans l’avion… :rotfl:

Commentaire by feilong74 on 16 août 2010 12:34


Très sympa ce blog en effet. Mais il a un effet pervers, son article sur Twilight 2 (ou 3) m’a donné envie de voir le film ! :hypnotized:

Commentaire by 2501 on 16 août 2010 18:07


je viens de voir cette jolie esbroufe didactique…

Faudrait que je revois Memento mais quand même il me semble pas que j’avais ressenti une telle tentative de viol intellectuel. La force de Dark Knight était clairement son traitement du personnage du Joker et le propos qu’il servait…Ici finalement le truc le plus intéressant reste la catharsis de Fisher vis à vis de son père, le reste n’est que vide intersidéral dans un emballage à la mode et soit disant compliqué pour flatter l’ego du spectateur, du moins celui qui a l’habitude de regarder les films du dimanche soir sur TF1 et qui n’a jamais entendu parler de 2001, Avalon (faudrait que je le revois depuis le temps) et consort…

Pour l’anecdote, j’en avais discuté avec un gars avant de l’avoir vu et comme j’avais survolé ce qui se disait ici j’en avais parlé…le mec est devenu limite agressif en disant que ce film était hyper intelligent, qu’on pouvait interpréter des millions de trucs etc. etc….au moins ça m’aura permis de voir le film en étant à peu près vierge puisque les 2 avis s’annulaient mais au final j’aimerais bien le revoir ce gars histoire de rigoler (ou de m’en prendre une, on sait jamais… ) Bref tout ça pour dire que ça devient fatiguant les gens qui s’écoutent parler et/ou se prennent la tête pendant des plombes sur des films qui n’en valent peu ou pas le coup (ya eu un peu le même genre de phénomène sur Shutter Island)…Et le pire c’est que c’est les mêmes qui vont ricaner quand tu vas dire que des films comme Rambo 1, Terminator 2, Starship Troopers, Total Recall (et même Matrix tiens, suis un ouf) sont des films intelligents avec un vrai point de vue.

fin du coup de gueule misanthropique.

Commentaire by derf on 9 décembre 2010 0:10


par contre Tom Hardy rules !!! :yes:

Commentaire by derf on 9 décembre 2010 0:12


Je l’ai vu il n’y pas bien longtemps. Je trouve que vous êtes durs avec le film. Certes, il n’est pas parfait, trop explicatif dans ses dialogues, le dernier rêve (Leo à la neige) fait trop péter l’action pour pas grand chose. Mais, surtout, j’ai trouvé le film, comment dire, simple à comprendre : un monde dans un monde (voire dans un autre monde). Je sais pas mais on ne fait pas ça tous les jours ? : quand on dort, bien sur, mais aussi quand on est dans la lune en marchant en ville, quand on pense à autre chose alors que quelqu’un nous parle. En cela, prendre Inception pour un film intelligent me parait surfait. Là où il faut être dur, c’est contre le spectateur et les médias qui prennent le film comme un exercice cérébral qu’il n’est pas. C’est juste un film un peu d’action, un peu de réflexion….Bref un blockbuster moins décérébré que les autres. Un pur spectacle. Je ne pense que Nolan veuille flatter le spectateur. C’est le spectateur lui-même qui se flatte en se disant qu’il a compris le film (ou pas, d’ailleurs) alors qu’il est, je le répète, simple.

Sinon, pour revenir sur le dernier rêve, j’adore le montage parallèle aux temporalités différentes entre le van qui tombe dans l’eau et le monde des rêves

Commentaire by teub on 15 décembre 2010 17:01


ma réaction si violente vient évidemment du fait du tapage qu’il y a eu autour…maintenant ça reste un blockbuster « de surface » (alors que Dark Knight avait quelque chose à dire) mais bien plus plaisant à regarder qu’un Transformers car bien emballé, comme un kinder quoi… du moins si tu ne te fais pas suspendre ton incrédulité par les multiples incohérences

Commentaire by derf on 15 décembre 2010 17:12


Il reste bien en tête. C’est un fait.
Il proposait autre chose que le block estival classique.
Donc ça ne me choque pas qu’il ait marqué des gens, je comprends.

Après le film par son discours constant te dit que tu n’es pas en train de regarder quelque chose de banal, donc que c’est complexe, donc – oui raccourci – que c’est intelligent. faut le ton ultra sérieux, limite professoral que prend Di Caprio pendant une bonne heure.
Le paradoxe c’est que tous ces dialogues sont un aveu de faiblesse énorme. Certains sonnent faux mais sont tellement dans le je-te-prends-par-main que ça passe (tous les discours « le rêve pour les nuls » et pas seulement quaund c’est justifié par le relais Ellen Page). Ensuite qu’est-ce que donnerai un Inception muet ? Hormis une demi-heure finale mieux torchée car moins tchatchée (l’hotel et les ralentis parallèles avec le van) : des scènes d’action-poursuites sans queue ni tête et d’une pauvreté visuelle assez triste (même les James Bond d’aujourd’hui font mieux)
J’en reviens donc à ma conclusion : un film raconté par le dialogue, malgré toutes ses bonnes idées (et Inception n’en manque pas), c’est quand même bien lourdingue.

Il n’empêche, je ne me trouve pas dur avec le film, j’ai un avis tranché. Mais il m’a marqué. Des films que j’ai plus aimé sur le coup cette année me sont sortis de l’esprit aujourd’hui.

C’est un cas très particulier. Qui a pour moi des grosses qualités et des défauts tout aussi gros. Comme le problème est essentiellement entre le fond et la forme, bah je sens la frustration d’un potentiel mal exploité. Il n’empêche ce sera pour beaucoup LE film de l’année. Parce que Nolan ose raconter des histoires moins basiques à une large audience. J’aime juste pas comment il le fait. ^^

Commentaire by 2501 on 15 décembre 2010 17:57


nan mais la poursuite en ski c’est un vrai hommage à un james bond non ? genre l’espion qui m’aimait…j’espère en tout cas

Commentaire by derf on 15 décembre 2010 18:02


Euh, franchement Teub c’est fou, on a du mal à apprécier les mêmes séquences, j’ai trouvé le montage de cette séquence assez lourdingue et très répétitif…

Commentaire by feilong74 on 15 décembre 2010 19:53


@ Feilong74 : ;-)

@ 2501 : pour certains, ce sera le film de la décennie (critique du Parisien je crois ; oui, je sais, paye tes sources ;-) )

Commentaire by teub on 16 décembre 2010 10:21


@ moi : ma question sent le pathé ? nan parce que c’était une vraie question…

Commentaire by derf on 16 décembre 2010 10:43


J’en sais rien. J’ai jamais pu encaisser les Bond. Faut voir avec les spécialistes, s’il y en a…

Commentaire by teub on 16 décembre 2010 10:52


Pas spécialiste.

Mais ça m’étonnerai que ce soit un hommage direct (quel intérêt ? le fiston héritier dontjemerapellepluslenom est fan de Bond James Bond ?).

Et ça ressemble autant à un Call of Duty (du pauvre) qu’à un JB.

Commentaire by 2501 on 16 décembre 2010 17:40


R.I.P Pete, pour moi tu resteras le maître Kobayashi pour toujours :

http://akas.imdb.com/name/nm0000592/

Commentaire by feilong74 on 3 janvier 2011 16:53

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