Jennifer’s Body

Jennifer’s Body apporte la confirmation après Juno que la scénariste-stripteaseuse ultra hype Diablo Cody ne produit que du vent sous couvert de bons mots pour teenagers.  Comme son premier méfait pseudo indépendant le film se nourrit de dialogues « bien sentis », et de références à tire-larigot, sans construire une intrigue convaincante. Ici on pille à foison Carrie sans arriver un instant à incarner quoi que ce soit du malaise ado.

Tout est là parce que c’est coooool. Groupe de rock, Megan fox, des meurtres, une BO martelée, des dialogues crus… mais la violence est aseptisée ou ellipsée, et le résultat jamais sexy, malgré la promo toute entière tournée vers l’icône bimbo de Transformers (n’espérez pas voir un bout de chair fraîche messieurs).

Vide, dépourvu d’un véritable intérêt narratif, Jennifer’s Body ne fait que distribuer ce que la scénariste pense être la coolitude absolue. En vain, la relation best friend forever entre Needy et Jennifer est aussi crédible qu’Amanda Seyfried est moche (une sale coiffure et une paire de lunettes ne suffisent pas, ah ces ricains…). Et la surévaluée Karyn Kusama emballe le tout paresseusement sans y croire elle-même.

C’est désormais une évidence, Cody ne sait pas raconter une histoire, et Megan Fox, le comble, indiffère… Jennifer’s Body a même loupé le coche du box-office. Comme quoi les deux chicks (alors) les plus en vue d’Hollywood sont loin d’avoir signé un film générationnel.

2501

Rating: ★★☆☆☆☆☆☆☆☆ 

tagsTags: , , , ,

5 Commentaires

rssCommentaires flux RSS transmitTrackBack Identifier URI

Pas de commentaire. Sois le premier

addLaisser un commentaire