Les blancs ne savent pas sauter (White men can’t jump)

A la fin des années 80 et au début des années 90, Hollywood a voulu tirer partie d’un sport auquel un certain Michael Jordan allait donner une certaine popularité : pas le hockey sur glace donc mais bien le basket-ball et plus particulièrement le mini-phenomène street ball (« mini » car en France il a toujours été difficile de lutter contre l’égémonie du football…).

Quelques films commencent à devenir le sujet de discussion des cours de récré pour les aficionados. On se souviendra par exemple du moyen Blue Chips avec le déjà défonceur de panneaux Shaquille O’Neal, du folklorique Un joueur à la hauteur avec Kevin Bacon et réalisé par Paul Michael « Starsky » Glaser ou encore du socio-gansta rapeux Gangball (a.k.a. Above the rim) avec Tupac, Bernie Mac et Marlon Wayans.

Et pourtant un film reste en première place dans le cœur de beaucoup. Sorti en 1991, White Men Can’t Jump a réussi à synthétiser toute la culture du basket de rue à l’américaine et à la combiner avec des personnages intéressants, une mise en scène mettant clairement en valeur le sport pour au final une sorte de buddy movie qui passe comme une lettre à la poste.

En associant ces deux personnages, l’un blanc (Woody Harreslon) sorti de fac et adepte du basket académique et l’autre noir (Wesley Snipes) sorti des ghettos de L.A. et adepte de la frime, Ron Shelton  joue avec les clichés raciaux dans des joutes verbales endiablées, bourrées de référence à la pop culture parfois pointues pour les européens (Tarantino n’est pas loin…) et la VF, si elle ravira les nostalgiques reste bien édulcorée et parfois même complètement à côté de la plaque, « dunker » étant traduit par « tirer en ricochet » … Des joutes qui deviendront en France la mode des « ta mère »…bien triste. Harrelson et Snipes seront quant à eux à nouveaux réunis dans l’oubliable Money Train.

Enrobée d’une bande originale impeccable (Cypress Hill, Queen Latifah, Jimi Hendrix, James Brown pour une utilisation géniale de Super Bad…), Les blancs ne savent pas sauter joue aussi habilement sur d’autres travers de la société et propose une vision originale des rapports homme-femme facilement récupérable et pourtant pas dénuée d’une certaine pertinence…Evidemment nous ne sommes pas encore dans ce côté plus pensé qu’apporteront peu après des films comme Basketball Diaries ou He Got Game mais nous ne sommes pas non plus dans le ridicule de Magic Baskets et autres Space Jam.

Tout ceci fait de ce White Men Can’t Jump un film culte pour beaucoup. Un film drôle et attachant et qui donne assurément envie de taquiner le ballon orange.

Derf

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5 Commentaires

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Yes… Let’s play with the orange ball!!!
(on parle bien du ballon orange avec lequel on joue sur la neige pour qu’il soit bien repérable???)

Commentaire by toriyazaki on 19 avril 2010 15:14


tu parles du bug de fifa 10 ?

Commentaire by derf on 19 avril 2010 15:17


The sun even shines on a dog’s ass some day !
Je ne sais pas pourquoi mais je l’ai sentie venir celle là.
J’espère que vous êtes entrainés car on a un joueur aussi fort qu’Alex cette année, on a recruter dans les quartiers nord : DAV is on the playground!.
Vous arrivez à combien ?

Commentaire by feilong74 on 19 avril 2010 16:37


Ah tiens un film vu à 12-13 ans qui m’avait effectivement bien marqué à l’époque.

A retenter en vo, mais pas sûr que la nostalgie suffise…

Commentaire by 2501 on 20 avril 2010 11:38


Et surtout, un mouvement de ballon entre les jambes que reprendront plus tard JR Rider et Kobe Bryant (bon apres Snipes n a pas leur detente)….Bref, un film novateur….Sinon, il est vrai que ce film donne envie d aller tater la balle orange dans un playground en ecoutant du gros hip qui fait hop (ou l inverse)….Et Woody Harrelson, c est quand meme un putain d acteur….Et putain Magic Baskets, je l avais completement oublie celui-la….

Commentaire by teub on 22 avril 2010 1:42

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