Wes Anderson : un cinéaste inventif

Réalisateur Texan au look de dandy, aimant le retro et les personnages décalés. Découvert en France avec la « Fammille Tenenbaum », il s’est fait aimer d’un public au départ restreint, mais fidèle.

Né le 1/05/1969 à Houston au Texas, Anderson a fait ses études à l’université du Texas à Austin, il y étudie la philosophie.

Son premier film « Bottle Rocket » en 1996, est une comédie déjantée interprété par les frères Wilson’s, sur deux gars paumés cherchant déseperement un sens à leur vie. (c’était d’abord un court-métrage, réalisé en 1994).

Son second film « Rushmore » en 1998, les mésenvature de Max Fisher, élève dans une école privé. Il dirige tout de même le peu connus Bill Muray. Ce film lui fait remporter L’independant spirit award du meilleur réalisateur. Salué par la critique, le film impose Wes Anderson comme l’un des nouveaux espoirs du cinéma indépendant américain. Il a un goût pour la scénographie et la composition qui d’un geste instantané dresse un portrait, une ambiance ou une situation. on peut même dire que cette imagerie et cette obsession symétrique cachent une tendance maniaco-dépressive (on se reconnaît entre maniaco-dépressifs! )

Pour ces deux films, Anderson reçoit un prix de la LA Film Critics Association.

Il a ensuite coécrit et réalisé « la Famille Tenenbaum » en 2001 l’histoire d’une famille quelque peu exentrique, réunissant une belle brochette d’acteurs : Gene Hackmann, Ben Stiller et Gwyneth Paltrow, Danny Glover entres autres. Anderson révèle ainsi son goût pour les personnages aux allures de génies ratés, improbables surdoués inadaptés à un monde qu’ils traversent blasés ou dépressifs mais finalement jamais repliés sur eux-mêmes.

En 2005, « la vie aquatique » ou en anglais « The Life Aquatic With Steve Zissou », l’histoire d’un chef d’expédition aquatique dépressif, Zissou, qui souhaite graver son nom dans l’histoire avant de prendre sa retraite. Chez Anderson, les personnages semblent être au monde comme dans une cours de récréation, ils paraissent déguisés, jouant en permanence alors que pourtant ils ne cessent d’être eux-mêmes.

En 2007, il réalise « Au bord du Darjeeling Limited », trois frères qui ne se sont pas vus depuis le décé de leur père, qui vont faire ensemble un long voyage à travers l’Inde pour rejoindre leur mère  , mais aussi un court-métrage qui constitue le prologue du film « Hôtel Chevalier » avec Nathalie Portman (nue messieurs, oui nue!!).

En 2010, « Fantastic Mr Fox », adapté du roman jeunesse de Roald Dahl (« Charlie et la chocolaterie »).Cinéaste inventif, Wes Anderson s’entoure de nouveau d’une ribambelle d’acteurs, de George Clooney à Adrien Brody, les invitant à prêter leurs voix aux personnages de ce dessin-animé.

On constate que Wes Anderson a une obsession de la symétrie dans ses plans. Cette symétrie correspond précisément au sujet et au récit, c’est une nécessité complétant la quête d’équilibre des personnages.

Le cinéma d’Anderson, dans sa recherche du bon goût, sa quête de rigueur et d’harmonie allant du cadre à la bande originale en forme de playlist idéale (nombreux standards des années 60 et 70), vise ainsi une forme de perfection avec malgré tout quelques failles. Ses films donnant la parole à des héros fragiles et sensibles qui évoluent à la recherche de l’autre ou dans la promesse d’une réconciliation, il utilise d’ailleurs beaucoup le ralenti qui souligne les émotions, les voix intérieures de ses personnages .

Les acteurs que l’on retrouve son les frêres Wilson (Owen n’est autre que son meilleur ami rencontré à la fac et co-scénariste  pour les trois premiers films), Bill Muray (« Lost in translation), Angelica Huston (« La Famille Adams) et Jason Schawartzman (son tonton n’est autre que Francis Ford Coppola, et joue dans une série « Bored to death », peut etre une note sur cette série d’ailleur!)

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6 Commentaires

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Je suis d’une part très heureux de te voir écrire des lignes ici, écholalie. Je sens que je vais enfin avoir mon calendrier des vacances scolaires perso ;-)

Sinon, pour ma part, j’ai découvert ce Wes Anderson sur le tard, avec Au bord du Darjeeling Limited que j’ai apprécié dans la forme, cette mise en scène carré et ce style assez unique. Mais avec cette fin qui tombe à plat, on s’est quitté un peu sur une mauvaise note. Mais je compte bien voir d’autres films de ce réalisateur bobo, et pourquoi pas commencer au hasard hein, par Hôtel Chevalier…

Commentaire by feilong74 on 15 avril 2010 20:16


Ravie si je te reconcilie avec ce réalisateur. :)
Sympa la photo de wes anderson…

Commentaire by echolalie on 15 avril 2010 21:55


Voir Darjeeling sans commencer par Hotel Chevalier : monumentale erreur ! :-)

J’ai un étrange rapport avec sa filmo, j’ai commencé à adhérer seulement à partir de Steve Zissou. Ce qui précède me paraît trop mécanique, trop maniéré, tant que ça m’horripile. Pourtant la période qui suit ne l’est pas beaucoup moins. Sans doute est-ce plus maîtrisé je sais pas, ou qu’il sort enfin ses personnages d’une réalité trop froide, mais j’ai fini par aimer cet univers paradoxalement aussi calculé qu’il est frais et original.

C’est ça que j’aime chez lui, ce contrôle, ce besoin maniaque de tout recréer à sa sauce, mais sans oublier l’émotion (même si souvent elle ne va poas bien loin il y a toujours au moins une mélancolie assez touchante).
Et puis c’est l’un des rares cinéastes contemporains de la génération actuelle à avoir un style personnel bien à lui, sans qu’on lui reproche de faire « trop esthétique »…

Sinon Bored to death, la série HBO avec Schwartzmann, c’est charmant, ça se regarde bien, mais faut pas en attendre trop. On retrouve d’ailleurs ce côté léger-décalé qui rappelle le cinéma d’Anderson.

Commentaire by 2501 on 16 avril 2010 11:12


vu aucun wes anderson…je ne suis qu’une sous crotte

Commentaire by derf on 19 avril 2010 10:03


On ne te le fait pas dire. :snob:

Commentaire by 2501 on 19 avril 2010 12:22


mais non, je te prête si tu veux les voir :)

Commentaire by echolalie on 21 avril 2010 13:25

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