Boy A

Comment commencer sa vie à l’âge de 24 ans? Voici la première question à laquelle Boy A va tenter de nous apporter quelques bribes de réponses.
Après quatorze années passées en prison pour un motif que le réalisateur John Crowley nous dévoile par épisode tout le long du film, le héros( Eric Wilson à son entrée en prison et Jack Burridge à sa sortie) découvre enfin la vraie vie. Andrew Garfield incarne ce personnage candide et naïf (qui ne sait même pas ce qu’est un DVD) à la perfection; le sourire gêné et le regard baissé, montrant qu’il se demande s’il a le droit de vivre ce qu’il vit, ce jeune homme va toucher du doigt de nouvelles expériences qui sont celles de n’importe quel être humain lambda: travail, amitié, soirées, amour, sexe… Le réalisateur avec une mise en scène totalement épurée et sans aucune esbroufe nous fait partager ces moments intenses; la caméra toujours posée et la musique jamais omniprésente renforce le côté réaliste de cette résurrection.

Peut-on vivre normalement après avoir été coupable? Cette deuxième question sera le principal sujet de la dernière partie du film. Est-il facile de faire table rase du passé, de vivre avec ce que l’on a commis? Le jugement de l’extérieur permet-il de repartir de zéro? Le film aura plus de mal à nous amener à répondre à ces quelques interrogations avec un final un peu moins subtil que le reste.
Mais avec une première partie humaniste très convaincante, Boy A nous laissera un petit goût d’innocence dans la bouche que l’on aimerait (que l’on devrait) garder longtemps…
toriyazaki
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Tags: 2000-2009, Andrew Garfield, britannique, drame, John Crowley, Peter Mullan
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