Le Top 2000-2009

Etc. Etc.

C’est dans la douleur que vous avez tous enfanté votre Top 10 des meilleurs films de la décennie. Tout le monde s’est gentiment prêté au jeu, et tout le monde a fait son petit choix qui lui vaudra de se faire joyeusement insulter par d’autres membres de la pseudo-communauté cinéchange.

C’est parti pour le résultat final !

10

OLD BOY (Park Chan-Wook, 2004) / BIG FISH (Tim Burton, 2004) : 12 points

9

DONNIE DARKO (Richar Kelly, 2002) : 12.5 points

8

LA CITE DE DIEU (Fernando Meirelles, 2003) / LA 25ème HEURE (Spike Lee, 2003) – 16.5 points

7

AMERICAN BEAUTY (Sam Mendes, 2000) – 18 points

6

IN THE MOOD FOR LOVE (Wong Kar-Wai, 2000) – 19.5 points

5

DANCER IN THE DARK (Lars Von Trier, 2000) – 21.5 points

4

INTO THE WILD (Sean Penn, 2008) – 27.5 points

3

LE SEIGNEUR DES ANNEAUX (Peter Jackson, 2001-2003) – 29 points

2

KILL BILL (Quentin Tarantino, 2003-2004) – 37 points

1

REQUIEM FOR A DREAM (Darren Aronovsky, 2001) – 49 points

Les tops des cinéchangeurs

FEILONG

10. Two Lovers (2008 / US) : James Gray réinvente le trio amoureux, avec son style, sa classe et un super acteur Joaquin Phoenix qui va renaître de ses cendres dans la chanson (si si). Ce que j’ai aimé : retrouvé son style unique présenté dans little Odessa.

9. Vincere
(2009 / IT) : Marco Bellocchio nous refait l’histoire de tout un pays dévasté par un homme, Mussolini, qui pour monter au sommet, enfonça au plus bas, sa femme, son enfant et tout un peuple. Ce que j’ai aimé : Retrouvé mes racines, un pays et une époque.

8. Avalon (2001 / Jap) : Mamoru Oshii signe une oeuvre à part, à mi chemin entre la réalité et le virtuel avec une plastique et un art de la contemplation incroyable. Ce que j’ai aimé : son avatar.

7. Battle Royal (2000 / Jap) : Le vieux sage Kinji Fukasaku signe un film coup de poing, hommage à un pays dévasté par la crise et témoin d’une génération sacrifiée. Ce que j’ai aimé : la métaphore de la société japonaise, la nature humaine, mais surtout les lycéennes en mini-jupe.

6. Mulholland Drive (2001 / US) : David Linch nous met en scène un jeu de piste laissant libre court à nos fantasmes. Ce que j’ai aimé : Mes fantasmes.

5. Dancer in the Dark (2000 / Danemark) : Le mélange d’un duo détonant, la vision de Lars Van Trier avec l’interprétation et le son de Bjork. Ce que j’ai aimé : Mes larmes.

4. Old Boy ( 2003 / Corée du sud) : Park chan-wook signe le deuxième opus et le meilleur de son triptyque sur la vengeance. Ce que j’ai aimé : la Charisme de Min-sik choi

3. In the mood for love
(2000 / HK ) : Wong Kar Wai signe ici le grand chef d’œuvre du film romantique avec une élégance rare. Des séquences musicales gravés à tous jamais dans ma mémoire. Ce que j’ai aimé : les séquences contemplatives, la romance dans l’excellence.

2. Requiem for a Dream ( 2000 / US) : Darren Aronofsky signe non pas un film mais une drogue dur, sous perf, sur une BO rarement égalée. Ce que j’ai aimé : Le son et mon bad trip cinéphile.

1. Cidade de Deus ( 2002 / Brésil ) : Fernando Meirelles nous livre un film avec une forme nouvelle (qui en inspira d’autres). La cité de dieu est le croisement brutal d’un pulp-docu-fiction, le tout interprété par des acteurs des favelas sous une BO qui sent bon le pays. Ce que Dé aimé : être fusée le temps d’un film…

et dans le désordre :
Le Pianiste
Ratatouille
Million Dollar Baby
dogville
Amer Beton
paprika
Innocence (Ghost in the shell 2)
Ghost Dog
Joint Security Area

2501

1/ Le Nouveau monde – Terrence Malick (Etats-Unis, 2006)

Pocahontas ça déchire.

Nan mais que dire. Ce film n’est pas transposable en mots. Ou un truc pompeux genre « une quintessence de cinéma ».


2/ Ghost in the Shell 2 Innocence – Mamoru Oshii (Japon, 2004)

Pas si loin d’un Malick dans le registre contemplation cinématographique ultime. Une suite sans en être vraiment une d’un premier opus qu’on croyait inégalable. Oshii livre un film monstre, aux lectures multiples, dont la plus immédiate est une putain de claque esthétique qui fait date.

3/ Paprika – Satoshi Kon (Japon, 2006)

Satoshi Kon est un esprit tordu dans le bons sens du terme. Il possède une maîtrise absolue du ludisme narratif et déploie un imaginaire dans sa forme la plus pure, celle qui surprend et interpelle à la fois. Sans jamais perdre le spectateur, le spectacle de Paprika est un festin de chaque instant, tout en synthétisant et poussant à ses limites l’expérience de l’animé nippon des dix dernières années. Un voyage en forme de tourbillon spirituel.

4/ Kill Bill – Quentin Tarantino (Etats-Unis, 2003-2004)

Les deux. Indissociables. Pour le fun et pour le cœur. Avec comme toujours le cinéma comme matière première, Tarantino prend des risques en se lançant d’abord dans un film où l’action remplace les mots, imitant ses idoles, créant sa propre icône. Puis The Bride devint femme, et mère, et Kill Bill de gagner sur tous les tableaux du divertissement pas con à la scission justifiée. Une expérience paradoxale, qui flatte le cinéma de genre et les sentiments à la fois. Un vrai tour de force artistique pour un résultat unique et inoubliable.

5/ Le Seigneur des anneaux – Peter Jackson (Etats-Unis, Nouvelle-Zélande, 2001-2003)

C’est simple Peter Jackson a retrouvé la recette du blockbuster ample et généreux, en signant une saga classique instantané comme on n’en voit que tous les 20 ans. Enfin, c’est pas si simple quand on voit la somme de travail dans des éditions dvd gargantuesques qui font aussi référence en la matière. LA grande aventure cinématographique des années 2000, fiction et réalité confondues.

6/ Lucia y el sexo – Julio Medem (Espagne, 2001)

Caliente. Mais pas seulement. Au final on retient surtout une narration alambiquée qui fonctionne parfaitement, envoûtante, incarnation d’un idéal de récit cinématographique. Où l’on se perd dans les sentiments avec des personnages qui existent. Je plains ceux qui en sont encore aux ronronnants Almodovar et Penelope Cruz. Julio Medem est le génie méconnu de la péninsule ibérique et Paz Vega une muse ensorcelante qui a peut-être trouvé là trop tôt le rôle de sa vie.

7/ Time and Tide – Tsui Hark (Hong-Kong, 2001)

Le cinéma de Hong-Kong vit les dernières années de son âge d’or en ce début de millénaire, asséché par la fuite de ses talents et le rattachement à la Chine en 1997. Tsui Hark prouve qu’il est toujours le maître et en deux ans remet les pendules à l’heure sur le grand spectacle numérique (Legend of Zu) et le film d’action avec ce Time & Tide. Le cinéaste producteur ridiculise les petits bras qui ont pris le relais de la flamboyance des 90’s, orchestrant le chaos avec plus de maestria que To ses gunfights neurasthéniques. Le problème avec Tsui c’est qu’une fois qu’il a mis les points sur les i il n’y a plus rien à dire. Rebelote avec un Seven Swords un peu massacré au montage. Depuis, le maître ne semble plus trouver de défis à sa mesure et livre des panouilles à peine regardables. Qu’il est dur de dominer le monde sur la durée.

8/ In the mood for love – Wong Kar Wai (Hong-Kong, 2000)

Un concentré de sentiments dans un écrin à la fois discret et flamboyant. Du cinéma d’auteur bouleversant qui a su atteindre le public au cœur.

Même si Chungking Express reste le meilleur WKW.

9/ Mulholland Drive – David Lynch (Etats-Unis, 2001)

On peut trouver qu’il y a redite avec Lost Highway. Il n’empêche, Lynch trouve un niveau d’équilibre et de ludisme extrême dans un démarquage joliment sulfureux de Vertigo. Une limite que Inland Empire franchira allègrement, prouvant que la prochaine étape devait être expérimentale, et du coup insupportable pour beaucoup. Mulholland Drive ou l’apogée insurpassable de sa branche tarée ?

10/ Les Indestructibles – Brad Bird (Etats-Unis, 2004)

Pixar se permet de faire un film somme sur les superhéros et par conséquent de donner la fessée à toute la production du genre. Mixez les Simpson et Watchmen, rajoutez le savoir faire du studio, et vous obtenez un divertissement d’une richesse telle qu’on ne peut s’en lasser.
Surtout, les Indestructibles possède ce qui manque à 95% de la production animée 3D : un metteur en scène. Et pas n’importe lequel, l’un des meilleurs au monde, qui après 3 grands films animés (Ratatouille c’est lui et le Géant de fer aussi) prépare son arrivée dans le cinéma en prise de vues réelles. Attention au choc.

L’outsider déglingo direct to dvd :

Mind Game – Masaaki Yuasa (Japon, 2004)

Le film qui dépasse les limites d’un genre animé pourtant peu avare en invention. L’expérimental à la portée de tous, joyeux, inventif, délirant, et qui n’oublie jamais de raconter une histoire. Tous genres confondus, rarement un cinéaste n’aura autant malmené la forme cinématographique pour lui faire un si bel enfant. Le nouveau-né est très dingo, mais diablement attachant, et fascinant.

Suivent de très près, sans ordre :
Le Voyage de Chihiro – Hayao Miyazaki (Japon, 2001)
La Cité de Dieu – Fernando Meirelles (Brésil, 2002)

La Mort dans la peau – Paul Greengrass (Etats-Unis, 2004)
La Guerre des mondes – Steven Spielberg (Etats-Unis, 2005)
Black Book – Paul Verhoeven (Hollande, 2006)
The Fall – Tarsem (Etats-Unis, Royaume Uni, Inde, 2006)
28 semaines plus tard – Juan Carlos Fresnadillo (Royaume Uni, Espagne, 2007)
The Mist – Frank Darabond (Etats-Unis, 2007)
Speed Racer – Andy & Larry Wachowski (Etats-Unis, 2008)

Vincere – Marco Bellocchio (Italie, 2009)

MAX

1/requiem for a dream

Tout simplement le film le plus prenant de tous les temps. BO incroyable, jeu d’acteur incroyable, et un rythme à faire palir Daft punk de jalousie.

2/kill bill (vol 1 and 2)

Jubilatoire, violent, malin et des dialogues Tarantinesque au plus grand de son art. Un sourire bloqué sur les lèvres tout le long de la séance et chaque re-vision erst toujours aussi magique.

3/fellowship of the ring

Longement attendu et incroyablement réussi. une claque visuelle, une claque sonore, et la raison pour laquelle le tourisme Neo-Zelandais a triplé. Une adaptation des plus risqué finalement aussi bien réussie que possible.

4/dancer in the dark

Il faut aimer Bjork, mais c’est mon cas et dieux que c’est touchant. Emouvant, intimiste, réaliste et la seul comédie musicale que je peux supporter, mais les chansosn sont bien amenées et apporte beaucoup au récit. Une perle.

5/City of god

Un bijou inattendu, nous plongeant dans les favelas sans préjugé, sans en faire trop. Dans la cité de dieu il n’y a pas de gentils, pas de méchant, juste des gens se battant pour leur survies. Le tout avec une réalisation au minimètre et des acteurs plus vrais que vrais.

6/o’brother where are thou

Une comedie, certe mais que d’enchantement à voir Clooney dans ce role. La musique est un classique instantané, et après la première vison je me suis reveiller en disant « mes cheveux ça va » pendant un mois.

7/Crouching Tiger, Hidden Dragon

Tout simplement le film d’art martiaux qui à tout commencé pour moi. Sublime, scénario prenant et juste assez de réalité pour s’y immerger complètement.

8/million dollar baby

Un choix un poil facile mais un film très très touchant. Clint est son habituelle brute mais le script le mets au pied du mur dans une situation ou il va falloir être tendre, compatissant mais pas condescendant. des larmes chaudes et une jolie leçon de vie, à prendre comme on la veut.

9/team America

Tout simplement le film le plus drole de la décennie. Classique instantané, certains dialogues sont cultes pour toujours, et il est tellement bon de voir les USA « take the piss » sur eux-même.

10/V for Vendetta

Vu une seul fois, et même pas au ciné, mais une très très très bonne impression. Un film noir, ou le « super »-heros est finalement peu heroique, et tellement beau de voir une révolution d’un homme aboutir que j’en ai zapper les petits defauts certainement présents. Bref mettez vos masques et sortez dans les rues habitant du Sarkoland!!!

Mention extra (genre ils etaient a 1 doigt de percer) special :

Lord of war

in the mood for love

25th hour
les invasions barbares
le cauchemard de darwin
into the wild
crash (collision)
bad santa
donnie darko

DEB

va, vis et devient
bamako
amen
se souvenir des belles choses
babel
de battre mon coeur s’est arrêté
holy lola
cartouches gauloises
le fabuleux destin d’Amélie Poulain
khamsa

ROMU*

1- Le Seigneur des anneaux

Parce que c’est pas mal quand même et que quand j’en matte un je matte les trois donc ce sera les trois !

2- Mystic River

Parce que c’est pas mal quand même mais un peu moins bien que le Seigneur des Anneaux

3- La 25e heure

Parce que c’est pas mal quand même mais un peu moins bien que Mystic River

4- Kill Bill

Parce que c’est pas mal quand même mais un peu moins bien que la 25e heure

5- Requiem for a dream

Parce que c’est pas mal quand même mais un peu moins bien que Kill Bill

6- American beauty

Parce que c’est pas mal quand même, même si l’année de production est 1999. Par contre c’est un peu moins bien que Requiem for a dream…

7- Le fabuleux destin d’Amélie Poulain

Parce que c’est pas mal quand même mais un peu moins bien qu’American Beauty

8- Gladiator

Parce que c’est pas mal quand même mais un peu moins bien qu’Amélie

9- Spiderman 2

Parce que c’est pas mal quand même mais un peu moins bien que Gladiator

10- Bad Times

Parce que c’est pas mal quand même mais un peu moins bien que Spiderman 2. Et en plus ce tocard de Derf l’a toujours pas vu…

* : les commentaires ne sont pas de Romu…

ECHOLALIE

1. Fight Club*
2. Big Fish et Into the Wild
3. In the Mood for love et Dancer in the Dark
4.
Le Voyage de Chihiro et Lost in Translation
5. Le Secret de Brokeback Mountain et American Beauty
6. Rec
7. Donnie Darko et Requiem for a Dream
8. Elephant et le livre de Jeremy
9. Courir avec des ciseaux
10. Irreversible et survive style Five plus

sans oublier : La ligne verte, valse avec bachir, Persepolis, Versaille, Broken Flowers, Eternal sunshine, Battle Royal, l’effet papillon, Sleepy Hollow

* : pas compté…sorti en 1999…

ALEX

Mon Top cinéma des années zéros, par Alex

Classement approximatif :

1) Requiem For A Dream

Une grosse claque, visuelle, sonore, émotionnelle.

2) Into The Wild

Ou les contradictions de l’Homme qui fuit la « sick society » pour la liberté et la nature, mais utilise les schémas qu’il méprise pour arriver à ses fins, et s’en rend compte un peu tard… Beau.

3) Donnie Darko

Par ce qu’il m’a fallu le revoir pas mal de fois pour (essayer de ?) tout comprendre ; même si cela vient peut être plus du fait que Richard Kelly a dû couper des scènes pour raccourcir son film. Le « teen-movie » le plus étrange que j’ai vu. Et des débuts d’acteurs prometteurs… et puis Patrick-Bodhi-Rest-In-Peace-Swayze

4) Kill Bill

Mon premier film Tarentinesque au cinéma : pas déçu, il a tenu ses promesses (et en plus une bande son hiphop…)

5) Devil’s Reject

Rob Zobie pousse le film d’horreur un cran plus haut (aurais-je piqué cette réplique sans m’en rendre compte ?..) . Des personnages complètement psychopathes mais si humains et funky, que l’on ne peut les détester ; voire pire… Très belles images et une bande son terrible.

6) Old Boy

Très beau, très violent, très stylisé. Merde, faudrait que je le revois quand même, ça fait longtemps.

7) La trilogie du Seigneur Des Anneaux

Vue qu’une seule fois, mais pas le souvenir d’avoir vu quelques choses de semblable avant ça au niveau du « réalisme » du monde et des personnages (Donjon & Dragon ??, nooon…). Et puis ça fait un bail que j’ai envie de les revoir !!

8 ) Avatar

2h40 qui passe sans longueur, c’est pas tous les jours. Grand film d’aventure-action-SF-humaniste. Impressionnant techniquement (perso, j’ai trouvé la 3D assez immersive…). Dommage que le scénario manque de surprise quand même…

9) Death Proof

Etant plus ou moins passé à coté lors de sa sortie en salle, j’ai refais mon avis en DVD. Groupes de filles dominatrices ultra funky, ambiance terrible, poursuites survoltées et old school. Vraiment fun, et plus encore.

10) Irréversible

Un simple film de vengeance ultra violent, en plans séquences (truqué numériquement de partout, d’accord…) avec un scénario qui tient sur un timbre poste, peut être, mais au ciné ça m’a mis une sacrée claque. Et puis j’aime bien ce triplet d’acteurs.

Remarque de relecture :

Cinq films de vengeance sur dix… Faut-il que je consulte ?..(Note de l’auteur : le cinéma est un exutoire…donc non !)

Et en plus, et sans ordre, et sans être exhaustif :

>Memento

Par ce que j’avais acheté ce DVD 3€ sans savoir ce que c’était, et que ça m’a bluffé : un mode de narration qui colle terriblement à l’état mental du personnage principale. Un twist final qui tient bien la route et qui m’a laissé sur le cul.

>La haut

Pour le premier quart d’heure. Fallait oser…

>Pusher 3

Quelle journée de merde pour Milo…

>Le Parfum

Tombé dessus par hasard à la télé…

>Printemps, été, automne, hiver et printemps

Je croyais que c’était sûr chiant. Bien au contraire…

>Un prophète

>Lord Of War

>The Descent

>La colline a des yeux

>Million Dollar Baby

DERF

Requiem for a dream (Darren Aronovsky – 2001)

Tout simplement LA grosse claque de la décennie, loin loin loin devant tous les autres. En abordant le thème des addictions, quelles qu’elles soient, Aronovsky offre une mise en scène tout en effets stylés jamais lourdingues, une bande originale mythique et une distribution remarquable. Ellen Burstyn livre une performance d’anthologie et je ne suis toujours pas redescendu de mon amour pour Jennifer Connelly…Et c’est bien simple, tous les gens qui l’évoquent n’ont pas pu parler pendant une heure après l’avoir vu. On l’attendait au tournant après ça le Darren, le résultat sera l’escroquerie The Fountain…

Into the wild (Sean Penn – 2008)

Pour citer un neo néo-zélandais, LE Easy Rider du 21e siècle ! En surface une ode à la liberté et au refus d’un système qui, si on s’attache à une lecture plus profonde, renferme comme son aîné en son temps une bien belle analyse de la nature humaine dans tout l’égoïsme qu’elle renferme. La bande originale signée Eddie Vedder de Pearl Jam (quelque fois sous titrée !) parachève un tableau scotchant d’une recherche du bonheur perdue d’avance. Magnifique !

La 25e heure (24 heures avant la nuit – Spike Lee – 2002)

Le premier film post-11 septembre et peut-être aussi le seul qui ne sombre pas dans le patriotisme dégoulinant auquel on aura souvent le droit après. Spike Lee filme New York avec amour et s’offre une belle métaphore avec son personnage interprété magistralement par Edward Norton, dealer se croyant intouchable qui vit ses dernières heures de liberté. La fin est une maestria de rêve éveillé !

Kill Bill (Quentin Tarantino – 2003)

30 ans de cinema ingurgités, digérés et balancés à la gueule dans une furie et une jouissance exceptionnelles par un Quentin Tarantino sampleur visuel de génie ! Pas son meilleur film mais assurément un modèle de narration, de dialogues (Superman !) et de mise en image pour une histoire dont la fin est quand même donnée dans le titre ! Assurément le film qu’on avait tous envie de voir en tant que geek.

American Beauty (Sam Mendes – 2000)

La fin du millénaire a apporté avec elle des films à la noirceur significative qui se révélaient pourtant être de véritables bouffées d’oxygène. Avec Fight Club, sorti en 1999, American Beauty se pose comme une véritable ode au refus de la perfection, de la norme qu’on nous vend à longueur de temps à la télé. Tout simplement libérateur !

Rec (Balaguero et Plaza – 2008)

Pur grand huit cinématographique s’affranchissant de discours politique ou social (et encore les journaleux ramassent pas mal…), Rec est LA grosse flippe des années 2000-2009. Reprenant vaguement le principe du projet Blair Witch, Balaguero et Plaza signent une œuvre viscérale et violente, faisant des autres tentatives du genre (Cloverfield et Diary of the dead) des films plats voire ridicules. Au niveau de l’horreur, c’est sur l’Espagne qu’il faut compter !

Les corps impatients (Xavier Giannoli – 2003)

Premier film de Xavier Giannoli, Les corps impatients pourrait passer pour un film d’auteur auteurisant à la française. Pourtant, avec son trio d’acteurs parfait, Giannoli signe une œuvre poignante sur l’amour et la maladie à la mise en scène toute en retenue.

Big fish (Tim Burton – 2003)

Conspué par les fans de Burton pour son côté trop bucolique et son absence de noirceur, Big Fish offre pourtant un des meilleurs films sur les relations père-fils ponctués d’une galerie de personnages peut-être trop hauts en couleur mais définitivement Burtoniens. Pose de larmichette à la fin…

Gerry (Gus Van Sant – 2004)

Le meilleur film de Van Sant, une œuvre poétique, d’apparence inaccessible et pourtant propice à une lecture très profonde, sur les mêmes thèmes qu’un Easy Rider, Into the wild ou même Fight Club. Le 2001 des années 2000-2009.

Le seigneur des anneaux : la communauté de l’anneau (Peter Jackson – 2001)

Premier volet de la trilogie soi-disant inadaptable de Tolkien, la communauté de l’anneau confirme le contraire. Jackson époustoufle par sa capacité à faire d’un livre chiant comme la pluie une œuvre épique et impressionnante. Les deux autres volets sont aussi bons (le 3e serait peut-être un peu long…) mais se reposaient sur des tomes moins ennuyeux à lire.

Et aussi…

Les lois de l’attraction

Devil’s rejects

Clerks 2

Dancer in the dark

The dark knight

Sur mes levres

Lost in translation

Road Trip

Avatar

Bronson

Pour toute réclamation, demande de règlement, recomptage de point, litige, contacter M. Courbet Julien ou voir directement avec Derf (j’ai une armée d’avocats derrière moi…).

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