Le Vilain

Qu’est-il arrivé à Albert Dupontel ? Lui qui nous réjouissait d’un courant cartoonesque énervé salutaire dans notre comédie hexagonale se met à nous servir avec ce Vilain une soupe bien tiède aussi sommairement écrite qu’un prime time de TF1. Par là entendre un scénario qui s’il part sur des bases méchantes n’arrive jamais à ses fins et réduit presque tout à 3 running gags. On se souviendra à la sortie davantage de la tortue vengeresse ou du docteur fêlé que de l’opposition entre la mère Frot et son vilain fiston.

Personnages pas assez caractérisés, gags au compte-gouttes, réalisation au rabais, Dupontel ne nous avait pas habitué à une telle économie, et il faut le dire, à un tel bâclage. Pour preuve un épilogue en voix off jemenfoutiste qui achève de donner un sale goût à un film qui a tout de l’ouverture un peu trop forcée vers le grand public. L’emploi de Catherine Frot (qui se démène, mais n’est jamais vraiment crédible en vieille) en témoigne bien sûr, mais c’est surtout la tenue générale du film qui paraît bien light. Aussi lent et mou que ses précédents était dingues et rythmés, le Vilain procure un certain désarroi, dont on sort le temps de quelques séquences où l’acteur Dupontel sauve les meubles.

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Rating: ★★★★☆☆☆☆☆☆ 

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