Sales gosses ! – Part 2 : The Children

Comme un virus la revanche de la chère tête blonde se propage de film en film. En ce début de millénaire les enfants semblent devenir l’ultime menace, celle dont on ne pourra se protéger, celle de l’intime. Si Tom Shankland ne se consacre pas qu’à un spécimen mais voit une révolte générale dans ce péril jeune, il limite cependant son champ action au cadre vacancier familial.
Alors que la grippe A semble se répandre seulement parmi les loupiots, on découvre avec horreur (et bonheur, ben oui on attend que ça) que ces petits êtres laissent enfin parler leur côté obscur. Après quelques toux et vomis, les voilà obsédés par la mort au point de monter des stratagèmes un peu tordus pour éliminer leurs parents. Et c’est tout. Après une demi-heure de cris insupportables où ces saletés en culottes courtes s’énervent sans raison, le réalisateur balance le schéma classique d’opposition. Tout juste l’incrédulité des parents ajoute-elle un peu de piment cruel à l’affaire. Mais il n’y a pas d’histoire ! Le virus est identifié en un plan sur un oreiller, le background des personnages balancé en trois dialogues, ces derniers ne seront jamais attachants (excepté l’ado, et encore), et on attend qu’une chose, que les mioches passent à l’action pour qu’on s’en débarrasse rapidement.
Shankland semble confondre minimalisme et récit basique, n’arrivant jamais à porter son concept au delà de son postulat de base. Puisqu’il n’a rien à raconter, que nous montre The Children ? Quelques effets gores réussis (trop peu), des gamins plus zombifiés que dirigés, et un cul clairement entre deux chaises. Car en effet difficile d’être totalement satisfait de son usage du hors champ un peu trop facile. On ne sait pas sur quel pied danser avec ces enfants, sa froideur gore est évacuée une fois sur deux, et entre deux scènes sanglantes, les moments de tensions ne fonctionnent pas vraiment.
Tom Shankland, trop confiant en son sujet, l’exploite à peine, et livre une œuvrette très flemmarde, qui semble vouloir faire passer de la série Z pour du Kubrick. Sauf que le résultat est limite agaçant, et fort oubliable. L’ambition du propos est constamment contredite par un traitement petit bras. Autant se revoir Les Révoltés de l’an 2000, référence du genre qui ne risque pas d’être détrôné par cette panouille (et dont je commence enfin à comprendre le titre visionnaire !).
Sortie salles le 21 octobre 2009
2501
Rating: 








Tags: 2000-2009, enfant, Horreur
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