Les dents de la nuit

Après deux courts métrages lorgnant sur le fantastique, Jean-Patrick Benes et Allan Mauduit signent ici leur premier long sous la forme d’une comédie horrifique qui n’est pas sans rappeler La cité de la peur, le rire en moins…

Trois amis teuffeurs récupèrent « par hasard » trois invitations pour la mythique soirée Medicis. Malheureusement derrière cette énorme soirée se cache une communauté puissante aux canines prononcées qui a pour but d’organiser un barbecue géant…sans barbecue….et sans saucisses…

Le film fait instantanément penser au cultissime La cité de la peur des Nuls. Auteurs et réalisateurs peinent à cacher leur manque d’inspiration au niveau de la vanne avec cette influence majeure de la comédie française des années 90. Effets de montage, voix off, même le casting pourrait être celui de La cité de la peur 2. On retrouve ainsi avec plaisir Sam Karmann dans le rôle d’un chirurgien dentiste star ( !) qui nous la refait un peu à la Emile et Tcheky Karyo dans le rôle du méchant Duc vampire avec mini-vague.

La mise en scène très soignée fait parfois oublier dans quel genre de film on se trouve. Alors que ce genre de productions se doit d’avoir une idée à la seconde (voir La cité de la peur et toutes les réalisations des ZAZ…) avec gags d’arrière plan mêlés à un certain sens de la vanne, Benes et Mauduit distillent des plans d’ambiance antinomiques et oublient la vocation première du métrage : faire marrer.

Patrick Mille est transparent en héros parfait et Vincent Desagnat, acteur au potentiel comique indéniable est sous-exploité et semble ne pas tout à fait croire à la dimension humoristique de ses répliques et au final on se retrouvera avec deux ou trois tirades arrachant un sourire tout au plus.

Au niveau de la gent féminine, Frédérique Bel s’en sort bien en nous ressortant son personnage de la blonde de canal et Hélène de Fougerolles cabotine à mort, comme d’habitude.

Avec toute la bonne volonté du monde, Benes et Mauduit signent un film ambitieux qui n’atteint pas son principal objectif : faire rire. Vannes poussives et situations déjà vues font de ce film un exemple de mauvaise utilisation d’une influence majeure…Mais le tout est quand même de meilleure qualité qu’un Bronzés 3 ou un Bienvenue chez les ch’tis, c’est déjà ça !

Derf

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1 Commentaire

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Tiens je l’ai vu celui là aussi. Belle déception, quelques bonnes vannes (enfin trois…) et puis entre des « no man ‘s land » interminables. Ça partait pourtant pas trop mal si mes souvenirs sont bons… Bref, les OSS avec le réalisateur de la cité de la peur, c’est quand même bien mieux.

Commentaire by feilong74 on 26 août 2009 10:55

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