Sword of the stranger

Long-métrage produit par le prestigieux Studio Bones (Wolf’s Rain, RahXephon, Cowboy Bebop, excusez du peu), Sword of the stranger n’en est pas pour autant une totale réussite. Même si dans le genre de plus en plus rarement exploré du chambara (film de sabre japonais), la fureur de ses combats n’est pas sans rappeler un certain Ninja Scroll, référence de Yoshiaki Kawajiri.

Sword of the stranger peut s’enorgueillir d’une technique quasi irréprochable, design et animation sont convaincants, et servent au mieux des combats menés de main de maître. On retrouve le rythme de ces récits contemplatifs d’antan, rappelant l’ère des Zatoichi et autres Baby Cart, avec ces complots dans l’ombre et cet héroïsme premier degré, mais pas dénué d’humour. Le protagoniste principal a bien sûr son redoutable adversaire, ici un étranger, un blond aux yeux bleus parlant chinois (on ne peut pas faire plus « exotique »…). Mais le sabre du titre est celui du gentil ronin sans nom, lui aussi étranger au lourd trauma, qui l’oblige à errer le sabre scellé.

Les ingrédients du genre sont donc bien présents, et l’entame avec ses combats dynamiques et tranchants laisse augurer du meilleur. Malheureusement la grosse faiblesse du film est son scénario, surécrit, surexplicatif dans ses dialogues, ce qui est étrange dans un film japonais. Surtout, le gamin et son chien au centre de l’intrigue, sans être détestables, ne parviennent jamais vraiment à émouvoir. Leur relation avec le ronin sans nom souffre de nombreuses longueurs et d’un humour un peu léger. La musique ultra répétitive, dont la mélodie n’est pas sans rappeler Princesse Mononoke achève de lasser le spectateur.

Masahiro Ando, s’il se débrouille très bien lors de passes d’armes mémorables en début et en fin de métrage, ne sait pas doser ses effets et hérite d’une histoire dont il n’arrive pas vraiment à maîtriser les enjeux (pourtant pas nombreux). Le tout défile sans passionner et l’on se retrouve à attendre avec impatience le prochain combat.

Sword of the stranger est donc loin de l’équilibre miraculeux atteint par les OAV de Kenshin le vagabond, et il va sans dire qu’il ne constitue pas une concurrence valable au chef-d’oeuvre de Kawajiri. Un divertissement honnête toutefois si l’on est fan du genre et que l’on veut voir un film à l’action impressionnante et sans concession.

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Rating: ★★★★★★½☆☆☆ 

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1 Commentaire

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Vu. Très (trop) classique. Facilement comparable à la série Serei No Mohibido, même histoire d’un enfant protégé par un guerrier en quête de rédemption et même époque. Ce film n’atteint pas le 1/10 de la série, se limitant à un enchainement de combat sans aucun fond. Je ne saurai que trop vous conseiller la série, le format aidant il est vrai, à une meilleure profondeur dans les relations entre les différents personnages, et plus de thèmes abordés par rapport à ce film, 5/10 pour moi et pour la forme et encore même la série le dépasse sur la mise en scène des combats….

http://cinechange.com/index.php/2009/04/12/serei-no-mohibito-le-gardien-de-lesprit-sacre/

Commentaire by feilong74 on 25 décembre 2009 16:26

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