Serei No Moribito (le gardien de l’esprit sacré)

Longtemps les quatre OAV de kenshin seront restés uniques à mes yeux. Un récit mature, des graphismes dignes des meilleurs longs métrages de l’animation japonaise, une mise en scène efficace et enfin une musique de qualité. Serei No Mohibito reprend tous ces aspects pour nous offrir une série poétique d’exception. Quelques repères, une production I.G, adapté du premier tome d’une série de nouvelles fantastiques de Uehashi Nahoko, réalisé par Kenji Kamiyama que l’on retrouve notamment sur quelques épisodes de Stand Alone Complex ou encore blood The Last Vampire. Enfin, la musique est signé par le compositeur japonais, Kenji Kawai, fidèle de Mamoru Oshii (Patlabor, Ghost in the shell, Avalon) ou encore Seven Swords de Tsui Hark.

synopsis :

Tous les 100 ans, d’après les légendes des Yakue, un bienfaisant Esprit de l’Eau naît sous forme d’œuf lumineux au sein d’un élu, apportant la pluie sur la région. Pourtant, l’histoire officielle de la fondation du Nouvel Empire de Yogo raconte qu’il s’agit d’un démon responsable de la secheresse. De quel côté se trouve la vérité ? En apprenant que son second fils Chagum est possédé par cet esprit, Sa Majesté Impériale ordonna en secret sa mort.

Mais l’enfant piégé est sauvé par Balsa, une étrangère, une lancière mercenaire qui, pour expier le sacrifice de huit âmes à quoi elle doit la vie, s’est jurée de sauver huit vie. Elle promet à la Seconde Impératrice de protéger son fils des assassins de l’Empereur pour le restant de ses jours. Ainsi, tiraillé entre ceux qui doivent le tuer et ceux qui à tout prix veulent le sauver, Chagum aux côtés de Balsa enterre sa vie de jeune Prince pour une cavale dangereuse. C’est à travers celle-ci qu’il apprendra la vie des plus modestes, découvrira peu à peu l’enigme qui l’entoure et tentera alors d’échapper à son terrible destin de Serei no Moribito, c’est à dire de gardien de l’esprit sacré, car si le garçon mûrit, le mystérieux œuf en lui aussi…

Avec Balsa et Chagum, on entre dans un univers de Low Fantasy très japonais, avec ses esprits, ses rizières, ses temples et ses forêts. Mais on a la conscience cet univers bien plus étendu, tant géographiquement que spirituellement: un monde des esprits (Nayug) vit en parallèle du monde des vivants (Sagu). Un univers proche de ceux de Miyazaki.

C’est que l’anime ne verse pas dans les clichés des manga/anime japonais: l’héroïne n’est pas une adolescente aux pouvoirs surnaturels. Pas de combats surpuissants défiant les lois de la physique. L’anime baigne dans un univers de conte, mais très peu de magie: les interventions de cet ordre sont discrètes, mais parfaitement exploité dans le sens mystique qui leur est donné. Pas de manichéisme non plus, il n’y a pas d’un coté les méchants et de l’autre coté les gentils, le contexte politique (La rigidité du modèle impérial ultra formaliste) et culturel (les deux peuples Yakue et Yogoites coexistant dans la région de Yogo) suffit amplement. Bref, moins d’action brute, plus de subtilité et de finesse, ce qui donne au final un anime très agréable.

Rating: ★★★★★★★★★☆ 

tagsTags: , , ,

4 Commentaires

rssCommentaires flux RSS transmitTrackBack Identifier URI


Commentaire by feilong74 on 12 avril 2009 10:02


Oh, un article du sieur Feilong ! Enfin ! :-)

Perso comme je t’avais dit j’ai été très impressionné par le premier épisode, puis l’histoire se délite un peu devient bavarde… j’ai dû lâcher vers le 7ème ou 8ème épisode à cause de ça. Pas par manque d’action (qui, au passage, quand il y en a est très bien foutue) mais à cause d’un rythme bizarre.
P’têt que je m’y remettrai un de ces 4, l’actualité japanimée n’étant pas la panacée actuellement, enfin, à ma connaissance plus limitée que jadis.

Commentaire by 2501 on 13 avril 2009 16:12


Tombé dessus un par hasard, et c’est vrai qu’ il y a des épisodes un peu mous (7-12), mais complètement justifié sur l’apprentissage du jeune prince et du développement (zen) des personnages. A partir de l’épisode d’exorcisme (~13) ça s’emballe énormément (sans jamais tomber dans l’action à outrance hein on s’entend ;-) ). A mon avis, tu ne seras pas déçu de t’y remettre en sachant que la japanime est au point mort, il est vrai. En tout cas, Julie et moi, avons adoré ! Jamais retrouvé une telle émotion (sur la fin) et une telle poésie (tout du long) depuis les OAV de Kenshin. (qui eux ne duraient ‘que’ 2 heures…)

Commentaire by feilong74 on 13 avril 2009 19:10


[...] un certain temps que je ne m’étais pas lancé dans une série d’animation Japonaise (depuis Serei no Moribito en fait). Produit par le prestigieux Studio Bones pour Sony , cette série à la particularité [...]

Ping by Cinechange » Archive » Xam’d : lost memories on 4 avril 2012 13:59

addLaisser un commentaire