Douce Nuit Sanglante Nuit

Moins connue que les Jason, Freddy et autres Halloween, la série des Deadly Night Silent Night sombre dans le pur nanar (néanmoins non dénué de charmes) alors qu’il part d’une semi-bonne idée et surtout d’une bonne affiche. Nous sommes quelques-uns à avoir effectivement fantasmé du haut de nos 10 ans sur cette jaquette de VHS ornant les bacs des supermarchés en nous demandant de quelle manière le père Noël pouvait bien se servir d’une hache…Passons !

Si l’idée du slasher à Noël et une jaquette si réussie (j’insiste !) permet d’imaginer le plus cruel des pères noël, le film ne joue au final pas du tout dans cette cour là. En racontant l’histoire du jeune Billy, 5 ans et des poussières, assistant au meurtre de ses parents par un homme déguisé en père Noël, le film de Charles E. Sellier Jr part dans un délire schizophrène plus proche d’un délire à la Psycho (du pauvre) que du fantastique d’un Freddy ou d’un Jason. Le film s’intéresse tant à la psychologie de son personnage, même maladroitement, que l’on se demande même si l’on est en train de regarder un slasher. En fait, l’idée du slasher ne viendra que dans le dernier tiers du film, respectant à la lettre quelques règles du genre en allant jusqu’à les pousser à outrance déclenchant quelques rires bienvenus. C’est bien connu, quand on sonne à la porte, c’est la fille de 18 ans qui va ouvrir en enfilant un mini short mais surtout pas de tee shirt !

Alors non ça ne fait pas peur mais finalement étions-nous là pour ça ? Pas vraiment. On était là pour la rigolade et si on pouvait prendre au passage un peu de démythification d’une figure universellement sympathique comme celle du père Noël, pourquoi pas. Si la transgression voulue n’est pas complètement au rendez-vous, ce père Noël tueur étant interprété par un jeune bellâtre bien trop lisse et inapte à jouer la folie, la dite figure est un peu écorchée. Celle-ci étant souvent associée à la religion (on ne sait pas trop pourquoi d’ailleurs, l’effet Saint Nicolas sans doute), cette dernière en prend aussi pour son grade dans le film avec une mère supérieure cruelle et adepte du châtiment corporel.

Soyons honnête, le film est mis en scène avec les pieds et l’acteur principal détruit le film à lui tout seul, mais l’idée et les demoiselles dénudées font qu’on peut découvrir ce film sourire aux lèvres,  même si en plus du Père Noel il démythifie la vision que l’on avait à 10 ans d’une si intrigante jaquette !

Joyeux Noël à tous !

Derf

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2 Commentaires

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Je rajoute horreur en tag et je te lasserai mettre slasher aux bons endroits… :-)
Sinon, ça peut être pas mal pour le premier noël de ma fille… ;-)

Commentaire by feilong74 on 4 décembre 2008 9:24


[...] déjà tenté l’expérience du détournement des joujoux par milliers avec des productions comme Douce nuit sanglante nuit et son affiche bien trop prometteuse ou encore 36 :15 code Père Noël chez nous. Mais le Père [...]

Ping by Cinechange » Archive » Rare Exports : a Christmas Tale on 10 février 2011 12:34

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