Saw 3

L’heure est grave. Le père Fouras est au plus mal. Atteint d’une tumeur au cerveau depuis 3 ou 4 ans (coriace le bougre…), il se fait aider par Anne Gaëlle Riccio pour trouver LE médecin qui pourra le maintenir en vie pendant que le dernier candidat se lance à la poursuite des clés dissimulées dans les cellules du Fort. Bien évidemment, les producteurs de ce Saw 3 n’ayant pas eu les droit de l’émission de France 2, les noms ont été changés, le père Fouras sera donc Jigsaw et Mlle Riccio sera Amanda.

Trêve de plaisanteries, on prend les mêmes et on recommence. Depuis l’épisode deux, on commence à comprendre le fonctionnement de la franchise qui, si ça continue (et à priori ça va continuer), sera de plus en plus à surveiller en tant que successeur du roi du binaire, à savoir ce bon vieux Jason Vorhees. Le système est donc simple, un premier quart d’heure avec tortures et exécutions sur des personnages vaguement en rapport avec les films précédents (ou pas), juste pour expliquer le pourquoi de l’interdiction aux moins de 18 ans. Puis un déroulement classique, d’un côté le « candidat » qui passe les épreuves, toutes plus sadiques les une que les autres (on se demande toujours ce qu’ils vont inventer par la suite d’ailleurs) et en parallèle, les derniers instants du Jigsaw (encore) qui nous explique comme si on avait 4 ans son mode opératoire qu’on avait déjà bien cerné dans le deuxième opus. On finira ce menu avec un petit twist habituel qui, si vous ne l’aviez pas deviné une demi heure avant la fin du film, vous laissera complètement indifférent. Le tout agrémenté d’une sauce assez indigeste, le cuisinier (ou boucher en l’occurrence) Bousman ayant manifestement encore abusé de ce qui a l’air d’être le fléau du cinéma de genre des années 2000 : le ralenti-accéléré.

Saw 3 est donc, comme son prédécesseur, un film bien nul. Oui mais voila, maintenant on arrive à en rire. Quel plaisir (un peu honteux certes) de crier « Sort ! Sort ! La clepsydre ! La clepsydre ! » devant un film supposé faire peur ou au moins provoquer un début de malaise ! Quand Jason se contente de trancher la gorge de sa victime avec un couteau de cuisine, au bout d’un moment on se lasse, quand il se met à exploser contre un arbre un type coincé dans son sac de couchage, on rigole et on en redemande ! Et bien Saw commence à fonctionner sur le même principe et on espère des délires dignes du tueur de Cristal Lake pour les prochains épisodes et pourquoi ne pas commencer par une résurrection du Jigsaw à coup d’implants bioniques et de magie noire afin de le faire se réincarner dans une poupée Brave Gars frappée par la foudre ?…
Derf
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