TERMINATOR : LE DOSSIER

TERMINATOR

1983, James Cameron est en Italie pour la post-production du nanar (il faut bien le dire…) Pirhanas 2 Les Tueurs Volants (Tout un programme on vous dit…). Dans sa chambre d’hôtel, l’homme a une vision : un endosquelette de métal menaçant sortant d’un immense brasier : le Terminator est né.

Avec très peu d’argent (surtout en comparaison des suites…) Cameron va réaliser une oeuvre majeure du cinéma de science fiction tout autant inspirée de l’univers cyber-punk (déjà abordé par les mangas) que par celui d’H.G Wells ou même la Bible. Si la structure narrative est ultra-simple (finalement c’est un survival…), elle n’en demeure pas moins très efficace. Cameron est un esthète, il vient du dessin, il a le sens du cadre et cela se voit, on ne compte plus les plans cultes, comme justement la reprise du dessin originel du terminator s’extirpant du feu. Si l’on y ajoute la musique devenue mythique de Brad Fiedel, on atteint un degré de culte assez incroyable !

Au passage, le futur réalisateur de Titanic offre à Arnold Schwarzenegger le rôle de sa vie, parfait en machine à tuer implacable et monolithique, et dont l’apparence se fera de plus en plus menaçante au fil de l’histoire, altérations physiques oblige. Et justement on peut aussi saluer à ce niveau le travail de Stan Winston qui lui aussi, décroche ici le contrat qui fera s’envoler sa carrière.

Cameron crée ici un des méchants les plus cools de toute l’histoire du cinéma, tout est parfait, de son arrivée/rencontre avec de gentils punks (!) à sa manière de répondre aux gérants d’hôtel gênés par les mauvaises odeurs (!), en passant par le choix de ses costumes et véhicules. Le cynisme que l’auteur y ajoute complete le tableau, le Terminator n’est définitivement pas là pour « protéger et servir » mais bien pour, par exemple, « nettoyer » un commissariat !

Enfin, Linda Hamilton, premier personnage féminin très fort (ça deviendra une habitude avec Cameron), sainte vierge moderne qui finira par accepter son destin de mère du futur est parfaite, mélange de courage et de fragilité, une actrice qui n’aura finalement pas eu la carrière qu’elle mérite,
mais arriver à faire oublier aux gens qu’elle n’était pas « que » Sarah Connor n’a pas dû être chose facile…

Oeuvre sans compromis, totalement dénuée d’espoir, laissant quelques fois transparaître une ironie et un cynisme particuliers, Terminator est juste un chef-d’oeuvre.

TERMINATOR 2 : LE JUGEMENT DERNIER

1984, James Cameron révolutionne le film d’action et de science-fiction, 1991, l’homme rend la révolution plus grande, plus forte, plus belle…plus tout !

Sept ans, c’est un délai assez long pour une suite aux Etats-Unis, mais Cameron ne fait pas les choses sans réfléchir, si c’est pour faire une suite, autant en faire le plus gros budget de l’histoire du cinéma, à une époque où le dit-budget se voyait encore à l’écran.
Le résultat se trouve être le plus grand, le plus épique remake non officiel de l’histoire ! Car oui au final Terminator 2 Le Jugement Dernier est un remake du premier, même structure, mêmes moments clés, même esprit teinté d’ironie et de cynisme.

Deux terminators sont donc envoyés dans le passé, l’un dont la mission est de faire disparaître le leader de la résistance, John Connor lui même, 12 ans, et l’autre dont la mission est de le protéger. Schwarzenegger, sept ans plus tard et sommet de carrière oblige, joue cette fois ci le gentil, même modèle 101 que dans le premier film. Robert Patrick invente le T-1000, méchant incroyable, de sa façon de marcher en passant par son regard « panoramique » et sans oublier bien sûr sa caractéristique principale, le « polyalliage mimétique » (!), qui permet des images de synthèse révolutionnaires.

Au niveau des scènes d’action, c’est aussi époustouflant : des poursuites en voitures hallucinantes et encore aujourd’hui inégalées (du moins pas sans image de synthèse…et encore) à la destruction sans concession d’un étage d’immeuble en passant par le « nettoyage » d’un parking à coup de minigun (on retrouve le Schwarzenegger qui découpait la jungle à coup de gatling dans Predator). C’est la bouche ouverte, encore seize ans après, que l’on assiste à ce spectacle.

Sur le fond, la réflexion est aussi plus poussée que dans Terminator avec, dans la version longue, le principe de la puce qui, une fois réinitialisée permet au Terminator de devenir encore plus humain (ce détail explique bien des choses et finalement manquait assez à la version courte), le cynisme est plus présent (un méchant habillé en policier pendant 2h20 quand même !) et un humour coolissime (l’arrivée du T-101 reste une des scènes les plus cool de toute l’histoire du cinéma !).

La seule petite mouche dans le lait, le petit truc qui irrita pas mal de gens à la sortie du film (et qui fait que les gens lui préfèrent souvent le premier) fut cette fin larmoyante et un peu gnangnan qui, avec cette version longue, passe finalement beaucoup mieux (même si on est loin du pessimisme avancé du premier opus).

Terminator 2 le Jugement Dernier reste donc encore aujourd’hui LE film d’action et de science fiction ultime !

TERMINATOR 3 : LE SOULEVEMENT DES MACHINES

première faute de goût…

T3… Non mais, sérieusement, qu’est-ce que c’est que ce film ? Une parodie ? Une mauvaise blague d’Andrew Vajna et Mario Kassar ?

Avec ce Terminator 3 on a la bizarre impression que l’équipe artistique a, soit trop regardé T2, soit pas assez. Les vingt premières minutes ne sont ni plus ni moins qu’une parodie de la présentation des personnages du Jugement Dernier, mention spéciale pour le T-101 (Arnold, bien entendu…) Là où James Cameron avait fait de cet «endosquelette de métal sous du tissu charnel» l’un des personnages les plus cools de l’histoire du cinéma (rappelez-vous: l’arrivée dans le bar, la baston contre les loubards, la chanson Bad to the Bone…), les scénaristes de T3 descendent en flèche ce bon vieux T-101. Non, mais, qu’est-ce qui a bien pu leur passer par la tête avec ce bar de strip-tease ? Et que dire d’un Terminator qui porte des vêtements de strip-teaseur pendant tout le film ? Ou des lunettes de plastique rosé en forme d’étoiles ? Un peu de respect, messieurs les scénaristes, que diable!

deuxième faute de goût…

On pouvait lire ici ou là à la sortie du film que les poursuites en voitures de ce soulèvement des machines surpassaient celles de Terminator 2 ou même Matrix Reloaded : messieurs revoyez les films susmentionnés (enfin juste la poursuite en voitures de Matrix Reloaded, ça suffira amplement pour se faire une idée, le film en entier ne méritant pas une autre vision mais ce n’est pas le sujet…).

Il ne suffit pas de casser du décor (en 3D) pour faire une bonne poursuite, le montage aussi a son importance. Assez de gros plan camera parkinsonienne sur les visages des acteurs ! Les scènes de baston entre les deux terminators sombrent même quelque fois dans une sorte de slapstick dont on ne sait pas trop s’il faut en rire ou en pleurer.

II est clair que les responsables (fautifs?) de ce T3 ont donc revu T2 un bon paquet de fois… sans en comprendre la subtilité. Un exemple: Robert Patrick (le méchant de T2) est habillé en policier du début à la fin ! Et Kristanna Loken ? Elle porte un supeeeerbe ensemble rouge très chic (sauf à la fin, où elle passe l’uniforme, mais bon…) Et qui conduit une moto de police et un héli­coptère de l’armée ? Notre très (trop) gentil Arnold. Kristana Loken n’est pas en reste d’ailleurs en ce qui concerne le mimétisme puisque si Robert Patrick proposait une composition qui se détachait de celle de Schwarzenegger dans Terminator, cette « terminatrix » ne propose définitivement rien et nous ressort toutes les mimiques de Patrick dans ce troisième opus.

Tout cela est bien dommage car l’évolution du per­sonnage de John Connor est au final de très bonne facture et Nick Stahl se révèle être un bon choix . Le scénario lui-même n’est pas trop tiré par les cheveux pour une suite qui, depuis le début, fait passer l’argent avant la créativité (même s’il est vrai que le film fait table rase du leitmotiv du deuxième film, No fate but what we make). La relation Homme-Machine déjà abordée (et aussi critiquée) dans le deuxième atteint par contre des sommets dans le domaine du ridicule avec une scène de « je te tue-je te tue pas » particulièrement grotesque.

Terminator 1 et 2 magnifiaient les films d’action et d’anticipation par leurs côtés sombre et ironique. T3 passe complètement à côté, à part si vous avez envie de voir une bonne parodie…

Reste maintenant à attendre la nouvelle trilogie prévue, en se demandant comment ils pourront définitivement tuer le mythe. Il faudra peut-être cependant surveiller la série TV « The Sarah Connor Chronicles » censée se passer entre le deuxième et le troisième film et produite par James Cameron. Dans les premières images, le côté parodique (volontaire ou non on ne sait toujours pas trop…) de T3 semble avoir été abandonné et c’est tant mieux.

The Sarah Connor Chronicles

Extrait 1

[youtube]PfIu-YjAOtU[/youtube]

Extrait 2

[youtube]fGY6h2cw3J0[/youtube]

Extrait 3

[youtube]Q9g-lgWGdsQ[/youtube]

 

 

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bel effort ! On sent tout de suite le fan ! Cool
Un truc me taquine c’est la version longue du 2 et l’initialisation de la carte à puce : j’ai pas le souvenir d’avoir vu cette scène une fois, donc la question se pause : ai je déjà vu la version longue ??

Par contre c’est pas le meilleur film SF & Action, je lui préfère encore son alien 2, du même James…. Wink

Enfin, elle fait (TRES) peur la série TV !!!! :w00t:

Commentaire by feilong74 on 28 mai 2007 18:48


J’ai vu le pilote de The Sarah Connor Chronicles (dispo en « preair »Wink, qui sera diffusé en janvier prochain.

Ben c’est bourrin. Là ça va, ils ont clairement respecté les passages obligés. Les SFX sont moins cheaps que prévu mais cheaps quand même. Par contre niveau acteurs bof, ça contribue au côté « sous-produit », qui peut remplacer Arnold et Hamilton ? Même Furlong. (dans le 3 déjà, je trouvais les jeunots un peu fadasses).
Bon point : la terminatrice qui protège John Connor est une jeunette bien mimi. Par contre, ils ont complètement foutu en l’air la Timeline (apparemment ils occultent T3).

Bref, ça va être bien répétitif cette histoire je sens. Rien que ce pilote je l’ai trouvé un poil longuet alors que ça bouge tout le temps.

Commentaire by 2501 on 10 août 2007 16:13


oh moi depuis les lunettes rose en forme d’etoile j’attend plus grand chose… :cwy:

Commentaire by derf on 10 août 2007 17:32


Ca se regarde hein.

Mais sur 20 épisodes… Grinizzy:

Commentaire by 2501 on 10 août 2007 17:46


Terminator 4, from the director of Charlie’s Angels…… Sad

là on va vraiment toucher le fond, à quand Le Parrain 4 par Darren Lyn Bousman ou Kill Bill Volume 3 par Uwe Boll ?

Commentaire by derf on 18 novembre 2007 16:42


Franchement je préfère les Charlie’s Angels à T3.
Et j’ai même pas honte.

Commentaire by 2501 on 18 novembre 2007 20:52


clair qu’en terme de plaisir de cinéma, le pré-générique de charlie’s angels vaut tout T3 LOL …et les deux sont des parodies donc on peut comparer….

Commentaire by derf on 18 novembre 2007 22:13


R.I.P. Stan Winston

Commentaire by derf on 17 juin 2008 7:52

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