Elephant

 

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Rarement un film nous aura autant réveillé dans le mauvais sens du terme, jusqu’à en parler directement dans la salle noire de projection, n’évitant pas les foudres de nos voisins captivés. Car ce film divise, évidemment, avec un sujet qui fâche l’Amérique tout entière de manière cyclique (Université de Virginia Tech et ses 33 morts en 2007), et qui remet en question le port d’arme.

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Evidemment on n’aura pas de surprise dans le scénario qui relate les faits de la fusillade de Colombine du 20 avril 1999, nous voilà donc tous axés sur la forme et la mise en scène de Gus Van Sant qui se résumera ici par un cadrage. Un cadrage de dos, effectué par un nain, on se trouve juste derrière les épaules des protagonistes et on en bouge pas. C’est mauvais, quelle idée de remplir tout le champ de cette manière. C’est sobre effectivement, se voulant juste une poursuite invisible, témoin d’une adolescence décadente et mourante, pour renforcer l’idée de documentaire : c’est un lycée comme les autres, des adolescents comme les autres, coupable de crimes monstrueux et c’est cela qui aurait pu être frappant si Gus Van Sant après cette idée de départ, ne se serait pas senti soudainement obligé de justifier ces actes par de rapides images à penchant nazismes, de violence au cinéma et jeux vidéos…

 

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Sachant qu’il nous remet le couvert avec Paranoid Park cette année, sur le thème de la culpabilité mais toujours d’un adolescent meurtrier, on se demande si Gus Van Sant n’a pas quelque chose à régler avec son adolescence et entre nous, on s’en serait bien passé. Sur le sujet, on lui préférera Larry Clark n’en déplaise à ses détracteurs à penchant cannoise.

2/10

Feilong

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Tu te l’es retapé pour pondre ta critique ? :shocked:

J’ai jamais compris l’admiration – quasi-unanime – autour de ce film qui pour moi n’a absolument aucune raison d’être tellement Van Sant ne propose rien que ce soit dans le fond ou la forme (ou si peu que c’en est affligeant de facilité).
L’épure a ses limites, et la masturbation intellectuelle aussi.

Commentaire by 2501 on 24 mai 2007 10:48


Pas de remattage rassure toi.:pinch:
M’ennuyant un peu ce matin, tombant pas hasard sur une article de Paranoid Park, je me suis tappé cette critique, poussé par un vent de nostalgie…:tongue:

Je sais plus si derf avait aimé, je crois que oui… :whistle:

Commentaire by feilong74 on 24 mai 2007 11:44


Je vois que la motivation revient pour les critiques.

Poussé par l’enthousiasme pour Battlestar ? :biggrin:

Commentaire by 2501 on 24 mai 2007 13:11


et encore zavez peut-être pas vu Gerry….donc moi oui j’ai aimé la trilogie sur l’adolescence de gus van sant tout simplement parce que c’est juste des films de défoncés, cools jusque dans la caméra qui suit tout le temps le même chemin….lancinant…completement génial !

je ne peux qu’être d’accord avec le coup des images subliminales de jeux video et de nazi mais c’est pas le propos qui est important c’est sa façon de faire, que t’aimes ou que tu detestes.

Tout ça pour dire qu’on était allé voir Gerry avec Teub au ciné, bien blunté, et que vraiment c’est une experience que j’oublirai pas de si tôt….quand tu sors de la salle et que tu te mets à marcher en direction de chez toi, tu commences à te trouver trop « gerry »….tu regardes les gens, tu les trouves trop « gerry »…en fait dès que quelqu’un marche, que t’entends une respiration haletante, c’est déjà trop « gerry »…. :happy:

Et Last Days bon ben pareil, j’ai adoré, ça parle d’un sujet qui m’interesse, les images, la façon de filmer collent vraiment au sujet et la bande originale est enorme.

En dehors de la trilogie adolescence j’ai aussi beaucoup aimé « prête à tout » (mise en scène au service du propos encore une fois enorme, le choix du 4/3 etc. etc.)

Le remake de psychose j’avais trouvé ça trop pourri jusqu’à ce que je me demande si le but n’était pas juste de se foutre de la gueule des gens qui font des remakes…bon ok ça fait cher le foutage de gueule…

Finalement le plus commun c’est ce bon will hunting qui commence bien mais qui saoule un peu au bout d’un moment si mes souvenirs sont bons…

Commentaire by derf on 24 mai 2007 13:22


quant à Larry Clark les premiers sont enormes (kids, bully, même another day in paradise) mais à partir de Ken Park je décroche, la surenchère dans le sperme, les types de 14 ans qui se tapent des sur-bonnes de 35, tout ça j’y crois plus une seconde…

Commentaire by derf on 24 mai 2007 13:26


et en plus tu parles pendant les films ?….relou…. :devil:

Commentaire by derf on 25 mai 2007 8:32

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