Black Book

Hollande 1944. L’histoire d’une jeune femme juive qui, après la destruction de sa planque et la perte de sa famille dans une tentative de fuite, s’engage dans la résistance. Elle devra entre autre se rapprocher d’un haut dignitaire nazi…

Fêtons le grand retour de Paul Verhoeven dans sa contrée natale ! Après quelques opus non négligeables réalisés de l’autre côté de l’Atlantique, Verhoeven revient avec les thèmes qui lui sont cher. Avec ce Black Book, le metteur en scène traite sans détournement les sujets déjà abordés dans ses longs métrages fantastiques. Totalitarisme, refus du manichéisme, tout cela était bien présent dans Total Recall et Starship Troopers (Comment peut-on voir une apologie du nazisme dans ce dernier ???), la première apparition du chef nazi renvoyant d’ailleurs directement à Starship. Quant à l’héroïne interprétée magnifiquement par Carice Van Houten, elle pouvait difficilement être plus « Verhoevenienne » ( !) : vulnérable, forte, sulfureuse, sexy, dangereuse…et blonde décolorée !

Mais plus généralement, c’est dans son approche de cette bonne vieille nature humaine que Verhoeven excelle. Comme Melville dans son Armée Des Ombres (auquel il emprunte peut-être malgré lui une mise en scène classique mais classieuse), Verhoeven ne fait pas de compromis dans sa description de la résistance, une résistance n’hésitant jamais à employer les mêmes méthodes barbares que ses bourreaux. Le réalisateur de Basic instinct va jusqu’à donner une portée encore plus actuelle à son film en introduisant le conflit Israélo-palestinien, situation oh combien marquante de la victime devenue bourreau.

Et lorsque le spectateur jubile à son tour lorsque Rachel devient vengeresse, il se rend compte qu’il est lui aussi tout simplement humain…

 

Derf

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Bon et bien maintenant je serais le seul à pas l’avoir vu. Je le louerai sans doute. Autant le retour de Paul dans son pays natal attisait ma curiosité autant le sujet beaucoup moins.:roll:

Commentaire by feilong74 on 21 décembre 2006 19:39


Autre truc.
Sa recherche d’un certain classicisme aussi bien dans la forme (l’exemple de l’arrivée du « méchant nazi » est bon) comme dans le fond (aahhh ce putain de travelling vertical de fin….)

Commentaire by teub on 21 décembre 2006 19:54


Assez classique pour du Paulo dans la mise en scène, mais c’est classe et carré. Le reste est excellent malgré le sujet mille fois vu (mais par Paulo c’est pas la même Erwan :wink:). Content que tu aies apprécié Derf, et surtout que tu aies pu le voir ! Gros gros flop (assez honteux), moins de 100 000 entrées…:sad:

Bon, sinon, j’ai des nouvelles images et un nouveau trailer de Grindhouse sous la main avec des extraits du segment de Tarantino !! Ca arraaaaaaaache !!! :shock::mrgreen:
Mais j’ai plus accès à mon tableau de bord (sur Annecy), donc le lien please feilong, sinon, nada !:twisted:

Commentaire by 2501 on 22 décembre 2006 2:46


Comme d’habitude un bon train de retard. Loué hier.

Incroyable ce film, captivant du début jusqu’à la fin, énorme. J’adore. Verhoeven excelle, même si je trouve la fin un peu trop tendre (la douche de merde aurait été une belle fin à cette nature humaine qui excelle dans ce contexte de guerre), au profit d’un dénouement d’ une intrigue réussie.

Quand à Carice Van Houten, j’ai rarement vu une actrice joué une séquence de coloration de minou aussi naturellement :tongue:

Commentaire by feilong74 on 19 octobre 2007 15:11


Revu pour la première fois depuis la sortie ciné et, malgré une grosse fatigue, happé jusqu’à la fin et encore plus adoré.

Par contre je vois pas comment on peut trouver la fin « tendre » ! Ce travelling vertical sur le kiboutz, ces barbelés, ces soldats, ce camp, un destin auquel on ne peut échapper, c’est d’un sadisme typique de Paulo. Bien pire que d’apposer le mot fin après la séquence de « la douche ».

Commentaire by 2501 on 28 février 2008 1:53

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