Salvador

Entre 1980 et 1992, le Salvador fût le terrain d’une guerre civile entre les dirigeants militaires d’extrême droite et les révolutionnaires marxistes. Cette guerre fit plus de 100 000 morts.

Le film d’Oliver Stone nous place au cœur du conflit par le biais de Richard Boyle, reporter de guerre fauché qui se retrouve au Salvador pour couvrir les événements. Il y découvrira les véritables enjeux politiques…

Filmé comme un reportage de guerre (Stone était lui-même reporter de guerre au Vietnam), Salvador n’épargne pas le spectateur. Par le biais de l’individualisme de Boyle (Il ne vient pas au Salvador pour faire la lumière sur ce qui s’y passe mais surtout pour gagner de l’argent), le réalisateur prend partie pour le peuple, première victime de cette escalade de la violence.

Le film préfigure d’ailleurs ce que sera par la suite Platoon, à savoir le passage de la naïveté à la réalité, la scène du charnier en est d’ailleurs le plus bel exemple.

Devant l’omniprésence des fusils fournis par son pays et pour ouvrir les yeux de ses compatriotes sur la propagande Reaganienne, Stone à travers le personnage de Cassady puis de Boyle prend les armes, la camera et la pellicule seront sont fusil et ses munitions pour lever le voile.

Réalisé alors que Reagan était encore au pouvoir et continuait à légitimer la répression au Salvador, le film, soutenu par l’interprétation sans faille de James Woods, prend aux tripes et nous rappelle l’époque où son réalisateur s’intéressait d’avantage à une situation globale en prenant comme point de départ sa propre expérience qu’à sa petite vie de citoyen lambda ayant trouvé Dieu.

Derf

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« Stone était lui-même reporter de guerre au Vietnam »
Je suis pas sûr de cela….:???:
sinon Salvador ne m’a pas laissé un souvenir impérissable… :roll:

Commentaire by feilong74 on 29 octobre 2006 22:48


autant pour moi, il « a expérimenté pendant le conflit ses talents de photographe » (source wikipedia) ce qui ne veut pas dire qu’il était reporter effectivement…j’ai dû confondre avec Tom Savini sur le coup ce qui n’a rien à voir ! Et puis j’ai pas le souvenir de voir Charlie Sheen avec un appareil photo dans Platoon :smile:

Sinon j’ai vraiment vu Salvador comme les premisses de Platoon donc j’ai vraiment aimé et puis après Word Trade Center…….

Commentaire by derf on 29 octobre 2006 23:46


Wikipédia, toujours source d’erreurs:lol:

Très très bien Salvador. Point de vue formel on reconnaît pas encore le style Stone, mais niveau engagement si. Puis y’a James Woods. Puis c’est déjà largement mieux que ses 3 derniers films.

Commentaire by 2501 on 30 octobre 2006 0:36


A la défense de wikipédia :

« Je préfère toujours une erreur de l’encyclopédie libre du peuple, que la doctrine de la pensée unique »

Commentaire by feilong74 on 30 octobre 2006 10:28

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