Salvador

Entre 1980 et 1992, le Salvador fût le terrain d’une guerre civile entre les dirigeants militaires d’extrême droite et les révolutionnaires marxistes. Cette guerre fit plus de 100 000 morts.
Le film d’Oliver Stone nous place au cœur du conflit par le biais de Richard Boyle, reporter de guerre fauché qui se retrouve au Salvador pour couvrir les événements. Il y découvrira les véritables enjeux politiques…
Filmé comme un reportage de guerre (Stone était lui-même reporter de guerre au Vietnam), Salvador n’épargne pas le spectateur. Par le biais de l’individualisme de Boyle (Il ne vient pas au Salvador pour faire la lumière sur ce qui s’y passe mais surtout pour gagner de l’argent), le réalisateur prend partie pour le peuple, première victime de cette escalade de la violence.

Le film préfigure d’ailleurs ce que sera par la suite Platoon, à savoir le passage de la naïveté à la réalité, la scène du charnier en est d’ailleurs le plus bel exemple.
Devant l’omniprésence des fusils fournis par son pays et pour ouvrir les yeux de ses compatriotes sur la propagande Reaganienne, Stone à travers le personnage de Cassady puis de Boyle prend les armes, la camera et la pellicule seront sont fusil et ses munitions pour lever le voile.

Réalisé alors que Reagan était encore au pouvoir et continuait à légitimer la répression au Salvador, le film, soutenu par l’interprétation sans faille de James Woods, prend aux tripes et nous rappelle l’époque où son réalisateur s’intéressait d’avantage à une situation globale en prenant comme point de départ sa propre expérience qu’à sa petite vie de citoyen lambda ayant trouvé Dieu.
Derf
Pas de commentaire
Laisser un commentaire


IMDb's page for this movie