Superman (1978)

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Alors que la version de Bryan Singer pointe le bout de son nez, il est intéressant de se pencher sur l’opus de Richard Donner.

Posant les bases de ce qui sera le film de super héros dans les années à venir, le film de Donner s’organise en deux parties.
Pendant près d’une heure, Donner expose (et prévoit déjà un deuxième épisode…). C’est l’annonce de la quête initiatique que va entreprendre Kal-El, la recherche de ses origines et aussi la justification du cachet de Brando. Cynisme mis à part, c’est aussi la partie la plus intéressante du film (et ce sera le même problème avec le premier Spider-Man de Sam Raimi).
La suite, c’est l’avènement du super héros parfait, tellement parfait qu’il en devient sérieusement ennuyeux mais ça on s’en doutait avant même de visionner le film. Le méchant, interprété par Gene Hackman, est tellement… « méchant » qu’il en devient assez ridicule, surtout affublé de ses deux sous-fifres pouvant facilement faire passer les acolytes du Dr Denfer d’Austin Powers pour des terroristes d’Al-Quaida.
Et lorsque notre héro en vient enfin à se poser quelques questions existentielles, et quelque part à faire son Oeudipe, on rouvre un œil et on pardonne l’énorme incohérence scénaristique.
La partition de John williams reste par contre géniale, juste après Star Wars l’homme avait la main chaude.

En plus de deux heures, Donner signe le premier vrai film de super héro, pas vraiment incroyable comme pourra l’être le Batman de Burton par exemple… Mais il faut dire aussi que le matériau de base n’était pas vraiment le même…

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Derf

 

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