Heat

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« Heat »…Ou la pression en français dans le texte. Et dire que cette pression est palpable pendant tout le film est un euphémisme. On a l’impression que tous les protagonistes du film ne communiquent qu’en se mettant cette pression, qu’en utilisant le chantage à outrance, Tout le monde est sur le qui-vive, c’est ce que résume même le personnage de Pacino : « il faut toujours être sous pression pour être concentré ».

Et en terme de pression et de tension, les deux personnages principaux du film ne sont pas à la traine. Le film entier semble être construit pour préparer la confrontation finale et indiquer surtout son inéluctabilité (voir la scène au restaurant, première confrontation face à face des deux hommes). Cette pression qui stagne pendant tout le film s’emballe à certains moments, comme une explosion nécéssaire de nervosité et de fureur : la scène de fusillade d’une dizaine de minutes en plein jour dans les rues de Los Angeles est tout simplement incroyable !

C’est aussi la solitude qui prédomine dans Heat, pour le flic comme pour le voyou : le refus du soutien de l’entourage est un sacrifice de plus. Cette dualité flic/voyou est poussée à son paroxysme dans Heat, le « bon » (Pacino) semble plus violent, tel un lion rugissant que le « mauvais » (De Niro) qui semble plus flegmatique mais ce qui ne fait aucun doute c’est le respect qu’il y a entre les deux personnages, Ce respect semble vraiment exister si l’on en croit les interviews du comissaire Broussard en ce qui concerne l’affaire Mesrine.C’est une sorte de morale, de code d’honneur comme chez John Woo que le réalisateur du Dernier des Mohicans nous propose.
Tout cela, ajouté à des seconds roles de qualité (Val Kilmer, Tom Sizemore) font de Heat le film ultime du gendarme et du voleur : il y avait Impitoyable pour Clint Eastwood, il y a Heat pour De Niro et Pacino.

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Derf

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